15/03/2019 08:59
L'État est mobilisé et "fait tout" pour "réduire l'impact" sur les côtes de la pollution aux hydrocarbures provoquée par le naufrage du navire italien Grande America, ont assuré jeudi 14 mars le ministre de la Transition écologique et le Premier ministre français.
>>Naufrage du Grande America: une nappe d'hydrocarbures repérée
>>Le Grande America a coulé à 300km des côtes françaises

Carte localisant le navire italien transportant des conteneurs et des véhicules sur lequel un incendie s'est déclaré dimanche 10 et qui a coulé mardi 12 mars.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Il y a un risque, il faut donc tout faire pour le réduire et réduire l'impact d'une pollution sur nos côtes", a déclaré François de Rugy sur BFMTV.

"Des avions de reconnaissance ont décollé de Bretagne pour aller mesurer l'ampleur de cette nappe et voir si elle continue à être nourrie par les cuves du navire qui a coulé et est actuellement à 4.500 mètres de fond", a ajouté le ministre de la transition écologique, attendu à Brest en début d'après-midi.

Un robot sous-marin pourrait également être déployé pour voir s'il y a des fissures sur l'épave qui pourraient encore laisser échapper du fioul. La nappe d'hydrocarbures de "plus de 10 kilomètres" repérée en mer ne correspond en effet pas aux 2.200 tonnes de fioul de propulsion que contenait le navire, a précisé M. de Rugy.

"Nous préférons anticiper un risque de pollution et déployer des moyens", a-t-il encore assuré, soulignant que cette pollution n'avait "rien à voir" avec celle provoquée par le pétrolier Erika en 1999.

Le Premier ministre Edouard Philippe, en déplacement jeudi 14 mars au Mont-Saint-Michel (Manche), a également assuré que le gouvernement suivait "évidemment avec beaucoup, beaucoup, beaucoup d'attention" les conséquences du naufrage pour "limiter au maximum le risque" de pollution.

"Je ne crois pas que nous soyons, à ce stade, en mesure d'indiquer l'ensemble des éléments sur les risques, mais je sais que le ministre des Transports, le ministre de la Transition écologique et l'ensemble des acteurs publics sur ce dossier sont parfaitement mobilisés" dans ce but, a ajouté le chef du gouvernement.

Un navire anti-pollution est déjà sur zone et d'autres devraient être déployés. Si les conditions météorologiques le permettent, avec une mer très agitée, les autorités tenteront de pomper la nappe en mer et d'installer des barrages flottants.

En dernier recours, "il faut se préparer à terre, c'est l'enjeu pour l'État, les collectivités locales, donc les préfets de départements sont mobilisés pour préparer des moyens à terre", a souligné François de Rugy, indiquant qu'il n'était pas possible à ce stade de dire quand ni où le pétrole pourrait toucher les côtes. Il a toutefois évoqué la Charente-Maritime et la Gironde, voire les côtes espagnoles.

Le ministère a indiqué que François de Rugy se rendrait dans l'après-midi à Brest au centre de gestion de crise et sur un navire anti-pollution qui sera sur zone vendredi 15 mars.

Le Grande America, navire hybride entre un roulier et un porte-conteneurs, a coulé mardi 12 mars à 333 km à l'ouest de La Rochelle avec des matières dangereuses et 2.200 tonnes de fioul lourd dans ses soutes, après un incendie à bord.

L'enquête ouverte par le parquet permettra de "remonter l'historique" du navire et de regarder "s'il y a une responsabilité de l'armateur voire de l'équipage", a indiqué François de Rugy. Le Grande America avait subi des contrôles "en Grande-Bretagne il y a quelques années qui avaient donné lieu à une mise aux normes par l'armateur", a-t-il ajouté.

AFP/VNA/CVN

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