16/07/2019 16:31
Jusque-là abonné au bronze sur 10 km, la course reine de l'eau libre, la seule olympique, Marc-Antoine Olivier a gravi la marche supérieure en s'offrant la médaille d'argent aux Championnats du monde de natation, mardi 16 juillet à Yeosu, en République de Corée. Plus un précieux sésame pour les JO-2020.

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Le Français Marc-Antoine Olivier (centre) au 10 km en eau libre lors de l'Euro-2018 de natation, le 9 août 2018 à Glasgow. Photo: AFP/VNA/CVN


David Aubry (23 ans), l'autre Français en lice, accompagnera Oliver (22 ans) dans la baie tokyoïte l'été prochain: lui a pris la dixième et dernière place qualificative (1h48:05.1).

Deux jours après la nouvelle mésaventure connue par Aurélie Muller, double championne du monde du 10 km (2015 et 2017) et visage le plus familier de l'eau libre tricolore, passée à côté de la qualification olympique pour une place et un dixième, les nageurs bleus ne se sont pas laissés submerger.

"Il y avait deux solutions: soit on entrait dans une spirale où on commence à avoir peur, soit il fallait être encore plus guerrier, explique à l'AFP Stéphane Lecat, le patron de l'eau libre française. Je me suis engouffré là-dedans. Il n'était pas question qu'on plie à cause de ce moment malheureux".

Aux JO-2016 déjà, Olivier, finalement médaillé de bronze - après le bronze européen un mois plus tôt et avant le bronze mondial l'été suivant - avait nagé au lendemain de la disqualification de Muller, alors privée de médaille d'argent.

"Je l'avais déjà un peu vécu à Rio, c'était un peu les mêmes circonstances même si c'est différent. C'est compliqué, ça met quand même un coup au moral de tout le groupe", reconnaît le nageur nordiste.

"Train d'enfer" 

Lui comme Aubry s'accordent sur un point : dans les eaux sud-coréennes mardi matin 16 juillet, ils ont nagé "une de (leurs) courses les plus difficiles", menée à un "train d'enfer" notamment par l'Italien Gregorio Paltrinieri et l'Allemand Florian Wellbrock, futur vainqueur au sprint.

Arrivé avec la "hâte d'en découdre" après avoir connu sa "meilleure préparation", loin de sa saison précédente "pas facile" hâchée par deux blessures (fissure du sacrum et biceps), Olivier n'a pas été déçu du voyage.

"On a rarement eu des courses comme ça. Paltrinieri a mis un rythme très dur dès le début. Ca se battait beaucoup. J'ai essayé de démarrer (à un moment donné), de mettre un rythme assez soutenu pour creuser l'écart, mais avec la qualification olympique, tout le monde est au meilleur niveau et a réussi à s'accrocher", décrit-il, pas totalement comblé par sa deuxième place, à deux dixièmes de Wellbrock (1h47:55.9 contre 1h47:56.1).

"C'est une très belle course, une belle deuxième place, la qualification olympique est là, donc j'ai le sourire, mais j'espère que ce sera l'or aux jeux Olympiques. Ce n'est que partie remise pour l'année prochaine", lance-t-il.

"Content" pour Olivier et Aubry, ainsi que pour Lara Grangeon, quatrième du 10 km dames dimanche et qualifiée pour les JO-2020 à ce titre, Lecat garde toutefois en travers de la gorge la non-qualification de Muller. "Je garde un goût amer dans la bouche par rapport à Aurélie, il y a un petit truc qui me manque", lâche-t-il. "Je suis vraiment déçu de ne pas avoir rempli mon contrat de quatre (qualifiés olympiques), c'est un petit échec pour moi", souffle-t-il.

Au-delà de l'enjeu olympique, les Bleus de l'eau libre totalisent néanmoins deux médailles d'argent en trois courses, après la première obtenue par le jeune Logan Fontaine sur 5 km dès samedi 13 juillet.

AFP/VNA/CVN

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