16/06/2021 17:07
Léon Marchand a frappé fort : à 19 ans, le jeune nageur étiqueté "génération 2024" s'est invité aux Jeux olympiques de Tokyo en pulvérisant son record de France du 400 m 4 nages de plus de cinq secondes aux Championnats de France, mardi 15 juin à Chartres.
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Le nageur Léon Marchand, sur le podium du 200 m 4 nages aux Championnats de France à Rennes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Vainqueur en 4 min 09 sec 65 (pour 4:15.84 qualificatifs), Marchand signe ainsi la troisième meilleure performance mondiale de la saison, derrière le champion du monde en titre japonais Daiya Seto et le vice-champion olympique 2016 américain Chase Kalisz. "Je ne réalise pas du tout !", s'étonne le jeune Toulousain, dont le précédent record national, 4 min 14 sec 97, ne datait que de fin mars.

"Moins de 4 min 10 sec, je n'ai pas fait toutes les étapes, ça a sauté d'un coup mais ça n'est pas grave, ça me va ! Déjà, 4 min 14 sec, j'aurais été hyper content, alors 4 min 09 sec, c'est trop cool ! C'est du tout au tout !", sourit ce fils de nageurs internationaux, Xavier Marchand, vice-champion du monde 1998 du 200 m 4 nages, et Céline Bonnet, qualifiée olympique en 1992.

"Performance inattendue"

"Je n'avais pas des sensations de +ouf+ mais quand j'ai vu que la piscine commençait à se lever un peu, que j'étais loin devant, je me suis dit : +Je dois être pas mal+, raconte-t-il. Je suis resté à fond du début à la fin, et voilà !" Le coup d'accélérateur est radical. Au point que même pour son entraîneur Nicolas Castel, c'est une "performance un peu inattendue". "Aujourd'hui, il a réussi à assembler plusieurs pièces de son puzzle, ces choses qu'on travaille depuis plusieurs saisons", explique-t-il.

D'habitude "je fais étape par étape, là pas trop du coup... Le but, ça a toujours été de partir aux Jeux (de Tokyo) et pas forcément juste pour participer. Avec ce temps, je vais pouvoir jouer un peu plus", savoure Marchand. "Il va falloir qu'on se pose un peu, qu'on prenne du recul pour avoir une réflexion sur la suite, la préparation des Jeux. Il ne faut pas qu'on se prenne la tête", met en garde Castel.

La Française Cyrielle Duhamel, lors de la demi-finale du 200 m 4 nages aux Championnats d'Europe, le 21 mai à Budapest.
Photo : AFP/VNA/CVN

En quatre nages aussi, mais elles sur 200 m, Fantine Lesaffre (26 ans) et Cyrielle Duhamel (21 ans) ont elles aussi composté leur billet olympique. Mais la première, championne d'Europe 2018 du 400 m 4 nages, a été devancée par la plus jeune, qui a amélioré son record personnel de plus d'une demi-seconde : Duhamel s'est imposée en 2 min 11 sec 57 (pour 2:12.56 demandés), quand Lesaffre a nagé en 2 min 12 sec 47.

Duhamel devant Lesaffre

"Ça a été une saison un peu mitigée, j'ai eu pas mal de choses à régler. Du coup, renager en 2 min 12 sec, me qualifier pour les Jeux, c'est un gros soulagement", apprécie Lesaffre, tracassée dernièrement par des problèmes personnels. "C'était une vraie épreuve de me qualifier. C'est réussi, je vais pouvoir aborder le reste de la compétition un peu plus sereine et commencer le travail pour les Jeux dès la semaine prochaine", projette-t-elle.

"Je suis encore sur un nuage, c'est un truc de malade. J'ai regardé trois fois le tableau !", raconte Duhamel. "Je ne pensais pas passer sous les 2 min 12 sec, je pensais faire le temps ric-rac et je mets une seconde au temps de qualification." "C'est l'aboutissement d'énormément de travail. J'ai passé un palier mental et ça se ressent dans l'eau", ajoute la Nordiste.

Si cette semaine de compétition est la dernière chance de qualification olympique pour les nageurs français, cinq d'entre eux avaient déjà leur sésame en poche depuis plusieurs mois, le système de sélection imaginé par l'encadrement bleu s'articulant autour de plusieurs phases : il s'agit de Florent Manaudou (50 m), Marie Wattel (100 m et 100 m papillon), Yohann Ndoye Brouard (100 m dos et 200 m dos), Mélanie Hénique (50 m) et David Aubry (800 m).

AFP/VNA/CVN




 

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