11/12/2020 16:38
Béryl Gastaldello s'est placée en pole position pour se qualifier au plus vite pour les Jeux de Tokyo en remportant la finale du 100m sous le temps exigé, aux Championnats de France de natation, jeudi 10 décembre à Saint-Raphaël.
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La Française Beryl Gastaldello, heureuse après sa victoire dans le 100m nage libre aux Championnats de France, le 17 avril 2019 à Rennes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Gastaldello (25 ans) s'est imposée en 53 sec 40, treize centièmes plus vite que le chrono minimal demandé (53.53), devant Marie Wattel (53.72) et Charlotte Bonnet (53.82).

Elle est la première toutes courses confondues à réussir à remplir ce critère chronométrique. Elle n'est pas automatiquement qualifiée pour les JO-2020 repoussés d'un an pour autant. Pour cela, il lui faut rester la nageuse française la plus rapide sur la distance jusqu'au bout de la première fenêtre de qualification olympique, tout juste ouverte et qui ne se refermera que le 21 mars 2021, selon le nouveau système mis sur pied par l'encadrement tricolore.

Pas de quoi la contrarier.

"Rien n'est joué" mais "je ne me sens pas sur un siège éjectable, je vais garder ma place", lance la sprinteuse installée au Texas, encore profondément rongée par la dépression début 2018.

Valeur montante de la natation française depuis deux saisons, mais qui s'était jusque-là distinguée en petit bassin, aux Championnats d'Europe à Glasgow en décembre 2019, comme lors des deux saisons de la ligue privée ISL, Gastaldello confirme ses bonnes dispositions du moment. D'autant plus prometteur qu'elle a accumulé une fatigue considérable au cours des six semaines de bulle sanitaire de l'ISL entre mi-octobre et fin novembre.

"Je me suis surprise" 

"Je me suis surprise. Parce qu'on ne va pas se mentir, ce matin (54.43 en séries) c'était un peu compliqué", avoue-t-elle, en expliquant avoir "complètement déconnecté" depuis la fin de l'ISL.

"Je ne m'attendais pas à nager aussi vite (en finale). Je suis fière de moi. Ca prouve que mon travail paie, et que j'arrive à le transférer du petit bain au grand bain, ce qui est important pour les Jeux", souligne Gastaldello.

Pour Bonnet, les retrouvailles avec la compétition, après dix mois de sevrage, la faute à la pandémie de COVID-19, ne se sont pas passées comme elle l'aurait souhaité.

"Clairement, je manque grave de repères, de courses avec de la concurrence, reconnaît celle qui était quintuple tenante du titre national du 100m. J'ai du mal à mettre en application ce que j'ai pu travailler à l'entraînement, autant sur la technique que sur la stratégie."

"Mais ce n'est pas terminé. C'est une année très particulière et il va falloir vite rebondir", poursuit-elle à la veille de replonger pour le 200m, sa course de prédilection, celle qui l'a sacrée championne d'Europe en 2018.

Après un premier départ plutôt encourageant dans la matinée en séries du 100m papillon (52.81), après un an sans compétition et une opération de l'épaule gauche en janvier - qui l'avait mis hors Jeux avant le report d'un an -, Mehdy Metella n'a pas eu les ressources pour accélérer en finale. Au contraire, il a nagé cinq centièmes moins vite (52.86).

Metella un an plus tard 

Le Français Mehdy Metella remporte la finale du 100m papillon aux Championnats de France, le 21 avril 2019 à Rennes.
Photo : AFP/VNA/CVN

Impossible d'en savoir plus sur ses sensations après ses deux premières courses en grand bassin depuis les Mondiaux de Gwangju (République de Corée) il y a près d'un an et demi, puisque le sprinter marseillais de 28 ans, qui s'est remis à l'eau très progressivement début juin, a traversé la zone mixte sans répondre aux journalistes.

À titre de repères, le temps pour empocher un billet pour Tokyo dès fin mars sur la distance est fixé à 51 sec 73, et son record de France établi en 2019 est de 50 sec 85.

Si Metella a toutefois été sacré champion de France du 100m papillon dans le bassin varois, le médaillé de bronze mondial 2017 du 100m a été talonné, par un jeune talent de la natation française, Léon Marchand, auteur de la meilleure performance française des 18 ans en 52 sec 89.

Place vendredi 11 décembre au rendez-vous le plus attendu de la compétition, le 50m avec Florent Manaudou, revenu dans les bassins il y a vingt mois avec l'ambition de reconquérir l'or olympique de l'aller simple.

Ces Championnats de France, habituellement programmés au printemps, ont été exceptionnellement reprogrammés en décembre sous l'effet de la pandémie de COVID-19.
 
AFP/VNA/CVN
 
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