18/04/2018 13:36
De retour d'une mission au Myanmar, Ursula Mueller, cheffe adjointe de l'humanitaire de l'ONU, a appelé la communauté internationale à faire davantage pour les personnes dans le besoin dans ce pays.
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La coordinatrice adjointe des secours d'urgence des Nations unies, Ursula Mueller (assise à droite), dans un camp de déplacés à Sittwe, au Myanmar.
Photo: OCHA/VNA/CVN

L'ONU et ses partenaires ont besoin de 183 millions de dollars pour répondre aux besoins de 832.000 personnes dans les États de Rakhine, Kachin, Shan et Kayin, au Myanmar.

"La protection des personnes les plus vulnérables au Myanmar doit être au cœur de la réponse humanitaire de la communauté internationale, des organisations d'aide nationales et du gouvernement", a déclaré Mme Mueller, la sous-secrétaire générale de l'ONU aux affaires humanitaires, lors d' une conférence de presse à New York.

"Partout où les gens se trouvent dans le pays et indépendamment de leur appartenance ethnique, de leur religion et de leur citoyenneté, nous devons travailler ensemble pour veiller à ce que personne de vulnérable ne soit privé d'un accès sûr et durable à la protection et à l'assistance humanitaire", a souligné la numéro deux de l'OCHA.

"Personne au Myanmar ne devrait être laissé pour compte". Lors de sa mission de six jours au Myanmar, Mme Mueller s' est entretenue avec la conseillère d'État Daw Aung San Suu Kyi. "Nous sommes tous deux d'accord sur l'importance de renforcer les capacités nationales et de s'appuyer sur les efforts de l'ONU pour renforcer le lien entre les efforts humanitaires, de développement et de consolidation de la paix", a indiqué celle qui occupe également les fonctions de coordinatrice adjointe des secours d'urgence de l'ONU.

Mme Mueller a souligné que cette crise humanitaire est présente des deux côtés de la frontière entre le Bangladesh et le Myanmar et affecte le plus grand groupe d'apatrides au monde. Lors de sa rencontre avec des responsables du gouvernement de l'État de Rakhine, la numéro deux de l'OCHA a demandé que les restrictions de mouvement soient abandonnées et que des mesures pratiques soient prises pour permettre aux travailleurs humanitaires d'avoir accès à toutes les personnes ayant besoin d'aide et de protection.

Par ailleurs, selon elle, au Myanmar, l'accès humanitaire s'est considérablement détérioré au cours de l'année écoulée, non seulement à Rakhine, mais aussi dans les États du Kachin et du Shan. "Lorsque vous coupez cette bouée de secours humanitaire, il y a un impact humain très réel", a prevenu Mme Mueller qui a été autorisée à se rendre dans le nord de Rakhine et dans certains camps de l'État de Kachin, "mais ce qui importe le plus, c'est que les personnes touchées par la violence et les restrictions dans ces zones aient accès à l'aide et aux services dont elles ont désespérément besoin", a-t-elle souligné.


Xinhua/VNA/CVN
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