22/10/2021 12:55
Première médaille d'or pour la France : Donavan Grondin a remporté, jeudi 21 octobre à Roubaix, le scratch messieurs dans les Mondiaux sur piste, peu après la médaille d'argent des poursuiteurs.
>>Les pistards Benjamin Thomas et Donavan Grondin en bronze sur l'américaine

Le Français Donavan Grondin médaillé d'or sur le scratch aux Mondiaux sur piste de Roubaix, le 21 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

Grondin (21 ans) s'est imposé au sprint dans cette course longue de 60 tours (15 km) qui ne figure pas au programme olympique au contraire de la poursuite par équipes, l'une des épreuves de référence de la piste. "Cela faisait un moment que je n'avais pas fait de scratch", s'est félicité le lauréat, médaillé de bronze aux JO de Tokyo dans la course à l'américaine. "On ne sait jamais ce qui va se passer, c'est aléatoire. Dans le dernier tour, j'avais en tête de ne pas craquer, de tout donner et j'ai réussi."

Pour les poursuiteurs, bien plus heureux que Mathilde Gros dont le tournoi de vitesse individuelle s'est arrêté en quart de finale, la médaille d'argent est une récompense appréciée. Le précédent podium datait de... 2003. En finale, les Bleus se sont inclinés face au quatuor italien, champion olympique à Tokyo dans le sillage du surpuissant Filippo Ganna, après avoir résisté jusqu'à deux tours de l'arrivée dans une finale bien plus indécise que prévu.

"On a explosé sur le dernier kilomètre. Thomas Denis s'est sacrifié et +La Boude+ (Thomas Boudat) s'est retrouvé en tête à deux tours, ce qui était un peu long pour lui. On apprend petit à petit", a expliqué Benjamin Thomas, le moteur du quatuor. Non-qualifiés pour les JO de Tokyo, le groupe entraîné par Steven Henry a réalisé la performance la plus probante de son histoire. Avec Valentin Tabellion (22 ans) et Thomas Denis (24 ans), deux coureurs licenciés sur route à Roubaix, à côté de Benjamin Thomas et du "revenant" Thomas Boudat, champion du monde de l'omnium 2014 qui avait délaissé la piste après les JO-2016 à Rio.

La médaille vient récompenser un long travail en contrepoint d'une courbe de performance sinusoïdale qui a fermé l'accès des JO de Tokyo aux poursuiteurs, arrivés trop tard au niveau dans la course aux quotas.

Les éléments du puzzle

"L'objectif est de viser le dernier carré voire mieux", avait annoncé l'entraîneur national Steven Henry avant les Mondiaux roubaisiens. Le but est atteint et la performance chronométrique (3 min 47 sec 816 mercredi 20 octobre, 3 min 49 sec 168 jeudi 21 octobre) ajoute à la satisfaction française.

Comment expliquer le spectaculaire bond en avant ? "On a travaillé les positions comme on avait pu le faire pour les filles aux JO, les postes de pilotage", répond Steven Henry qui évoque aussi la progression des braquets (65x14 au minimum, 70x14 sans doute). "On pousse vraiment le curseur en terme de braquet par rapport à des tests qu'on a pu faire aussi depuis un an sur le profilage des coureurs", détaille l'entraîneur national. D'où la nécessite de procéder à un travail plus important en musculation.

"Il y a un gros travail en salle tout au long de l'année qui a eu du mal à se mettre en place car il fallait changer la culture", reconnaît-il. "La pandémie a aidé à travailler en ce sens." Dernier élément du puzzle, les Français ont multiplié les séjours en altitude, tant chez les messieurs que chez les dames. Tout en restant en France (Isola 2000, Tignes, équipements d'hypoxie de Prémanon), sur des expositions pouvant aller jusqu'à 20 jours.

"On va en faire un peu moins en 2022 que lors de l'approche olympique mais c'est un process qu'on va garder", annonce Steven Henry, entraîneur heureux de constater les spectaculaire progrès du groupe qui est passé par des galères aux Mondiaux (11e en 2016 et 2018, 16e en 2019).

AFP/VNA/CVN


 

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