14/10/2019 12:14
Cette fois, Simone Biles est seule au monde : l'irrésistible gymnaste américaine s'est emparée seule du record de médailles mondiales en s'offrant ses 24e et 25e, les deux en or, dimanche 13 octobre à Stuttgart (Allemagne). La voilà sur orbite pour les JO-2020.
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L'Américaine Simone Biles sur la 1re marche du podium de la poutre aux Championnnats du monde de gymnastique artistique, à Stuttgart, le 13 octobre.
Photo : AFP/VNA/CVN

La veille, Biles avait égalé, à 22 ans, le record établi par le légendaire Bélarusse Vitaly Scherbo (23) dans les années 1990 en s'imposant au saut. Même pas 24 heures plus tard, elle l'a déjà dépassé, et s'est même échappée : en moins de deux heures, la petite bombe texane a survolé les finales de la poutre et du sol dimanche.

Et c'est assez rare pour être souligné : c'est de manière démonstrative, sourire éclatant et poing jeté en l'air, avant de tomber dans les bras de son entraîneur français Laurent Landi, qu'elle a accueilli son premier sacre de l'après-midi, celui qui la rendait unique.

Dans le détail, la quadruple championne olympique en titre (concours général, sol, saut et par équipe) est désormais à la tête d'une collection de 19 médailles d'or mondiales, trois en argent et trois en bronze.

Sur les agrès allemands, Biles n'a eu de cesse d'enrichir le record de médailles d'or mondiales qu'elle détient depuis 2018. Jamais un ou une gymnaste, avant elle, n'en avait amassé plus de douze.

Ses "meilleurs Mondiaux" 

Elle-même n'avait jamais glané autant d'or - cinq titres en l'occurrence, sur six possibles - en un seul rendez-vous mondial. Jusque-là, elle avait culminé à quatre, à trois reprises (2014, 2015 et 2018).

L'Américaine Simone Biles à la poutre aux Championnnats du monde de gymnastique artistique, à Stuttgart, le 13 octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

"Ce sont vraiment les meilleurs Mondiaux que j'ai jamais faits", se félicite Biles, qui "ne peut plus bouger tellement (elle est) fatiguée". Et qui s'attend désormais à ce que sa mère organise une fête en son honneur à son retour au Texas, comme elle "en a l'habitude, que je le veuille ou non", plaisante-t-elle.

Avant le saut, la poutre et le sol, Biles a dominé le concours général pour la cinquième fois - du jamais-vu pour une gymnaste (Uchimura a six titres mondiaux côté messieurs) - jeudi 10 octobre, et celui par équipe avec ses coéquipières américaines mardi 8 octobre.

"Sa régularité a été exceptionnelle, salue Landi. Elle a prouvé que même avec de la très, très grosse difficulté, elle peut avoir des très bonnes notes d'exécution."

Seules les barres asymétriques, le seul agrès dont elle n'a jamais été sacrée championne du monde, lui ont résisté une fois de plus : elle ne s'est classée "que" cinquième de la finale samedi 12 octobre.

Cette razzia dorée la met idéalement sur orbite à neuf mois des JO-2020 (24 juillet-9 août), où il se pourrait qu'elle tire sa révérence, à 23 ans.

"Si elle fait ça encore dix mois..."

"Elle a montré, et elle s'est prouvée à elle-même, qu'elle est régulière non seulement à l'entraînement, mais quand ça compte. Si elle fait ça encore dix mois, elle va connaître beaucoup, beaucoup de succès", prédit Landi, pourtant peu enclin à céder à l'emballement.

Biles, elle, appréciait tout particulièrement sa médaille d'or conquise à la poutre, où elle n'avait plus connu une telle réussite au niveau international depuis 2015 (bronze aux JO-2016 et aux Mondiaux-2018) et sur laquelle elle a dû rebâtir sa confiance. Elle s'y est imposée avec une excellente note de 15,066, devant deux Chinoises, Liu Tingting (14,433) et Li Shijia (14,300).

"Ça veut dire beaucoup pour moi (de) réussir aussi bien mon exercice. C'est probablement le meilleur moment" de sa semaine, estime-t-elle.

La Française Mélanie De Jesus Dos Santos, qui rêvait d'un premier podium mondial, à 19 ans, s'est elle classée cinquième à la poutre (13,966), comme au sol (13,833) un peu plus tard.

Au sol justement, où elle était la dernière des huit finalistes à s'élancer, Biles a repoussé sa plus proche concurrente, sa compatriote Sunisa Lee, à un point (15,133 contre 14,133).

Et quelle plus majestueuse conclusion pouvait-elle y offrir qu'une quatrième et ultime représentation du "Biles II", sa nouvelle acrobatie hallucinante qui illumine sa première diagonale, précisément un double salto avec une triple vrille étourdissante ?
 
AFP/VNA/CVN
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