03/10/2017 10:32
Les Bleus, perclus de doutes et d'absences, ont une première place de groupe à défendre avec leurs deux derniers matches de qualifications pour le Mondial-2018 en Russie, samedi 30 septembre en Bulgarie puis le mardi 3 ocotbre suivant face au Belarus.
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Le défenseur du FC Barcelone, Gerard Piqué, le 12 août au Camp Nou.
Photo : AFP/VNA/CVN
En tête du groupe A, la France possède un point d'avance sur la Suède et quatre sur les Pays-Bas.

Elle ira donc automatiquement au Mondial si elle remporte ses deux matches.

"La dynamique positive a été lancée en 2013 avec les barrages contre l'Ukraine, quand on était dos au mur. C'est un peu une caractéristique, dans les moments chauds, cette équipe sait se serrer les coudes, sait répondre présent", a souligné Raphaël Varane, de retour de blessure.

En finissant deuxièmes, les vice-champions d'Europe s'alloueraient une ultime session de rattrapage et de frissons avec un nouveau barrage aller-retour en novembre.

Ils seront directement qualifiés dès samedi soir 30 septembre s'ils l'emportent à Sofia (20h45 françaises), à condition que la Suède s'incline à domicile face au Luxembourg, un peu plus tôt (18h00 françaises).

Quatre titulaires absents

Les Luxembourgeois, venus neutraliser les Bleus début septembre à Toulouse (0-0), sont certes capables d'un nouvel exploit, mais une victoire de leur part en Scandinavie paraît peu probable. La qualification française devrait donc, vraisemblablement, se jouer face au Belarus le 10 octobre au Stade de France.

Encore faut-il d'abord assurer le coup et l'emporter en Bulgarie. Et c'est là que ça commence à brûler. Car même si Didier Deschamps ne croit pas aux "fantômes", ceux du funeste France-Bulgarie (1-2) privant les Bleus du Mondial-1994 ne manqueront pas de tarabuster la conscience collective, ne serait-ce que par la présence samedi 30 septembre d'un Kostadinov (Georgi) évoquant le bourreau de 1993 (Emil).

Le match FC Barcelone-Las Palmas joué à huis-clos au Camp Nou en réaction aux violences en Catalogue liées au référendum d'autodétermination, le 1er octobre. Photo : AFP/VNA/CVN

Surtout, le sélectionneur est désormais confronté au spectre de quatre joueurs majeurs absents sur blessure. Le forfait annoncé dimanche 1er octobre du stoppeur Laurent Koscielny, devenu dernièrement le principal repère défensif des Bleus, s'est ajouté à ceux de trois autres titulaires : l'arrière gauche Benjamin Mendy, le milieu Paul Pogba, par ailleurs suspendu à Sofia, et l'attaquant Ousmane Dembélé.

Koscielny a été numériquement remplacé par Adil Rami, mais c'est Samuel Umtiti qui devrait être associé en charnière centrale à Varane, devant le gardien et capitaine Hugo Lloris et aux côtés de l'arrière droit Djibril Sidibé.

À gauche, l'absence de Mendy semble plus préjudiciable, son suppléant Layvin Kurzawa n'offrant pas les mêmes garanties. Le Parisien a été appelé malgré un niveau devenu erratique et une vidéo où il dénigre le sélectionneur, même si les images n'ont pas été divulguées. Deschamps l'a absous au nom du caractère "privé" de l'affaire.

Et alors que les centres de Kurzawa contre le Luxembourg ont fait jaser, "DD" l'a soutenu : "Sa qualité de centre est peut-être moindre sur certains matches, mais s'il y a une qualité à ressortir, c'est son apport offensif et sa faculté à délivrer de bons ballons".

Dans l'ensemble, le sélectionneur a insisté lundi 2 octobre sur "l'expérience internationale" : "On a deux matches décisifs, pas amicaux", dès lors, "je ne me vois pas faire des essais".

Lumière Mbappé

Devant, l'absence de l'ailier droit Dembélé est largement compensée par l'excellente forme de la pépite Kylian Mbappé, 18 ans, qui évolue justement à droite au PSG. Le reste du secteur offensif est plus souffreteux, comme Olivier Giroud, remplaçant à Arsenal, ou Thomas Lemar, encore en quête de son meilleur niveau à la suite d'une blessure.

Le président du FC Barcelone, le 2 octobre 2017 au Camp Nou.
Photo : AFP/VNA/CVN

Et Griezmann n'est pas au mieux, au sortir d'une semaine marquée par deux prestations ternes avec l'Atletico Madrid. "Je ne m'inquiète pas pour Antoine, j'ai d'autres réflexions", a dit Deschamps, une manière de le rendre incontournable.

Il est vrai, aussi, que la dernière fois que le leader d'attaque des Bleus et plus globalement leur secteur offensif avaient suscité de grands doutes, ils avaient répondu par un feu d'artifice, le 31 août au détriment des Pays-Bas rossés 4-0...

Au milieu, sans Pogba, N'Golo Kanté sera épaulé par Blaise Matuidi et/ou Adrien Rabiot, en fonction du système de jeu. Deschamps choisira-t-il un schéma conquérant ou prudent ?

La titularisation concomitante de ces trois milieux serait signe de frilosité, tout comme celle de Moussa Sissoko. "DD" a justifié le rappel de ce joueur polyvalent, souvent aligné en sélection sur l'aile droite dans un registre travailleur voire défensif, par "le combat" attendu en Bulgarie.

Et de fait: si la France a battu les Bulgares il y a un an au "SdF" (4-1), ces derniers ont gagné tous leurs matches à domicile, notamment contre Néerlandais (2-0) et Suédois (3-2). La météo s'annonce fraîche samedi soir 30 septembre à Sofia, mais pour les Bleus, ce sera chaud.

AFP/VNA/CVN



 
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