26/06/2014 11:18
En suite de la volonté du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville d’améliorer la qualité des soins de santé, de nombreux hôpitaux intra-muros ont fortement investi dans leurs infrastructures, leurs équipements et leurs ressources humaines... La qualité des soins s’améliore et contribue à réduire la surcharge des grands hôpitaux.

>>Aide américaine pour la modernisation des hôpitaux

De nombreux habitants vont se faire soigner à l’hôpital Thu Duc, à Hô Chi Minh-Ville.


Selon le Service municipal de la santé, le nombre de consultations externes et de patients internes dans les hôpitaux intra-muros augmente régulièrement. C’est un signe très positif. Depuis 2012, on remarque qu’entre 70% et 90% des patients des petits hôpitaux ont accepté d’y rester.

Le docteur Nguyên Minh Quân, directeur de l'hôpital de l’arrondissement de Thu Duc, a indiqué qu’avant 2008, son établissement gérait quotidiennement près de 300 consultations dont 20 à 30 urgences. À cette époque, il n’y avait que 17 médecins disponibles et le nombre de certains équipements médicaux étaient inférieurs en nombre à celui d’autres polycliniques, notamment en radiographie et en échographie... ce qui ne lui permettait pas de garder longuement ses patients.

Pour résoudre ce problème, à partir de 2008, l'hôpital a redéfini ses orientations de financement pour acquérir de nouveaux équipements et inviter les meilleurs spécialistes pour la formation continue de son personnel. L’hôpital a également recruté de brillants étudiants.

Une année plus tard, l'hôpital pouvait plus aisément prendre en charge des urgences, et le nombre de patients est passé de 300 personnes à 600 par jour en 2009, puis à 3.000 en 2014. Parallèlement, en améliorant ses techniques de traitement, l’hôpital a réduit les transferts de patients vers les grands hôpitaux.

Comme l'hôpital de Thu Duc, après une phase d'innovation et d'investissement, la qualité des soins de l'hôpital du 2e arrondissement a nettement progressé. Ces changements se manifestent à travers la qualification des médecins, les équipements médicaux et le taux de transfert de patients vers les hôpitaux régionaux et de ressort central...

Le docteur Trân Van Khanh, directeur de l'hôpital du 2e arrondissement, a indiqué que l’effectif de son corps médical est passé de 30 médecins en 2011 à 45 en 2012, et aujourd’hui, à 80.

Chaque hôpital déterminera ses capacités à intervenir dans tel ou tel domaine de la santé.


Ces médecins sont de spécialisations différentes et ont traité des pathologies graves comme la perforation gastrique, éclatement de rate, la maladie de Takayasu (inflammation des artères). Par ailleurs, depuis 2012, l'hôpital a été autorisé à pratiquer plus de 600 techniques médicales validées par le Service municipal de la Santé. Ainsi, en 2012 et 2013, plus de 4.000 interventions chirurgicales complexes ont été réalisées, permettant, une fois encore, de diminuer le taux de transfert de patients de 25% en 2012 à 17% en 2013.

Une population confiante

Nguyên Thi Quy, du 4e quartier de la commune Tam Binh, arrondissement de Thu Duc, déclare : «Je souffre d’une maladie cardiovasculaire. Je consulte à l'hôpital Thu Duc depuis plus de 4 ans. Je suis très contente de ses médecins. Ils sont toujours à votre écoute et répondent à toutes questions. C'est une bonne chose qui ne se présente pas de partout. Je suis allée déjà dans de grands hôpitaux, mais à cause du trop grand nombre de patients, j’ai perdu beaucoup de temps et les médecins n’avaient pas le temps de répondre. C’est pourquoi j’apprécie l’hôpital Thu Duc».

Trân Thi Diêp, de la commune Binh Trung Tây du 2e arrondissement, a confié qu’elle souffrait d’hypertension. Elle est allée dans plusieurs hôpitaux mais tous les traitements ont échoué. Heureusement, l’hôpital du 2e arrondissement a découvert la cause principale de son hypertension et lui a proposé une chirurgie. Après intervention, sa santé s’est améliorée. L’hôpital a même été compréhensif sur le plan financier car, à cette époque, elle avait peu d’argent.

Selon le projet de développement du Service de la santé, chaque hôpital déterminera ses capacités à intervenir dans tel ou tel domaine de la santé. Sur cette base, l'hôpital investira pour améliorer ses équipements médicaux et la qualification de son personnel. Par exemple, l'hôpital de Thu Duc peut intervenir efficacement en matière de pathologies cardiovasculaires, de diabète, d’infections respiratoires graves, et il prévoit d’améliorer ses capacités dans ces domaines.

Texte et photo : Quang Châu/CVN




 

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