08/02/2017 10:50
Penelope Fillon, soupçonnée d'emplois fictifs comme assistante parlementaire, a touché 45.000 euros d'indemnités de licenciement, affirme dans son édition de mercredi 8 février Le Canard enchaîné, aussitôt accusé de "mensonges" par François Fillon.

>>Fillon s'excuse pour l'"erreur" d'avoir employé sa femme
>>François Fillon poursuit sa contre-attaque avant une semaine décisive

 

Le candidat à la présidentielle, François Fillon (gauche), en campagne à Troyes, en France, le 7 février. Photo : AFP/VNA/CVN


Penelope Fillon a perçu en août 2002 "16.000 euros d'indemnités, soit l'équivalent de cinq mois de salaire", alors qu'elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès de Marc Joulaud, suppléant de l'actuel candidat de la droite à la présidentielle, selon l'hebdomadaire satirique, qui assure qu'elle a "cumulé deux salaires durant un peu plus d'un mois".

Par ailleurs, lorsque M. Fillon a mis fin, en novembre 2013, au dernier contrat de son épouse à l'Assemblée nationale, celle-ci a perçu "29.000 euros" d'indemnités pour 17 mois de travail (rémunérés 65.839 euros net, selon le site Internet de M. Fillon), affirme encore le Canard.

"Les éléments publiés ce soir dans l'édition du Canard enchaîné datée du 8 février ne sauraient en rien constituer une information nouvelle et comportent des erreurs manifestes", a réagi M. Fillon dans un communiqué intitulé "Les mensonges du Canard enchaîné".

"Les chiffres que j'ai rendus publics lundi 6 février comprenaient bien entendu la totalité des sommes figurant sur les bulletins de paye de mon épouse, y compris les indemnités diverses de fin de contrat. Elles ont bien été prises en compte dans le calcul de son salaire moyen sur une période de 15 ans, soit 185 mois, qui s'élève bien à 3.677 euros net mensuels", déclare-t-il.

S'agissant de la somme des "16.000 euros" évoqués par l'hebdomadaire, "elle lui a en fait été payée en juin 2002, à l'issue de 51 mois de collaboration en tant que ma collaboratrice parlementaire et s'élève exactement à 16.616,93 euros", assure M. Fillon.

"Par ailleurs, la somme reçue par Mme Penelope Fillon en novembre 2013 n'est pas de 29.000 euros, comme le prétend le Canard, mais de 7.754,02 euros, comprenant les congés payés. Il confond certainement avec une somme de 29.565,43 euros qui correspond au total du bulletin de paye du mois d'août 2007 au terme de cinq ans de collaboration avec Marc Joulaud", selon M. Fillon.

 

Affaire Fillon : le point sur les salaires.
Photo : AFP/VNA/CVN

À ces critiques, Louis-Marie Horeau, rédacteur en chef du Canard Enchainé, a répondu à l'AFP mardi soir 7 février que "la principale critique de François Fillon portait sur la date. Or notre information est que dans l'enveloppe globale, 45.000 euros sont des indemnités. Ce qui veut dire qu'avec de l'argent public on a versé des indemnités de licenciement alors qu'une autre embauche était déjà programmée. Une indemnité de cette hauteur-là est hautement contestable. Quant à la date, même s'il y avait une imprécision, qu'est-ce que ça change" ?

Montant pas fixé librement

Les indemnités de licenciement de Penelope Fillon lui ont été versées par l'Assemblée nationale comme c'est la règle, et non par M. Fillon.

Dans une première expression depuis le début de l'affaire Fillon, via un communiqué dans la soirée, le président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS) a rappelé que les "règles" concernant les indemnités des collaborateurs en fin de mandat sont celles "du droit du travail applicables à tous les salariés" et sont fonction "du niveau de rémunération et de l'ancienneté du collaborateur".

Leur montant "n’est pas fixé librement par les parlementaires", a souligné M. Bartolone, précisant qu'existe "l'indemnité de préavis, l'indemnité compensatrice de congés payés et l'indemnité de licenciement".


AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Ressusciter les estampes populaires de Kim Hoàng

Les vestiges de la citadelle de Thanh Chiêm à Quang Nam La citadelle de Thanh Chiêm est située à Diên Phuong, dans la province centrale de Quang Nam. Vestige historique national, elle était, sous la dynastie des Nguyên (1802-1945), considérée comme la capitale satellite de Huê et le centre politique, militaire, économique et culturel du Sud. Aujourd’hui, l’édifice est en ruine mais les autorités ont décidé de faire de Thanh Chiêm une nouvelle destination touristique.