21/10/2018 15:24
Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a envoyé samedi 20 octobre des policiers patrouiller à la frontière française afin d'empêcher les refoulements de migrants, au lendemain de la reconduite de trois clandestins, qualifiée de normale par la France.
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Le vice-premier ministre et ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini, le 17 octobre à Moscou. Photo : AFP/VNA/CVN

"L'énième abus des autorités françaises (...) aura des conséquences: des voitures de patrouille ont été envoyées à Clavière pour contrôler et garder la frontière", a écrit le ministre d'extrême droite sur les réseaux sociaux.

Son annonce s'accompagne de photos montrant des policiers italiens montant la garde à l'endroit où une voiture de police française a déposé trois migrants vendredi matin 19 octobre, à une vingtaine de mètres à l'intérieur du territoire italien.

M. Salvini avait diffusé quelques heures plus tard une vidéo de ce refoulement filmée par un habitant de Clavière et agrémentée d'une musique dramatique.

"Sans explications rapides, complètes et convaincantes, nous nous trouverons face à une provocation et à un acte hostile", avait-il commenté.

Selon les représentants de l'État dans le département français des Hautes-Alpes, il s'agissait d'"une procédure de non-admission à la frontière en tous points conforme à la pratique agréée entre la police française et la police italienne ainsi qu'au droit européen".

Les trois personnes avaient été refusées, faute de documents valables au point de passage de Montgenèvre, 500 mètres plus loin, et le commissariat de Bardonnecchia, le plus proche, avait été informé.

Selon M. Salvini, l'information a été transmise 20 minutes après la vidéo, empêchant les forces de l'ordre italiennes de contrôler qui étaient les personnes reconduites sur leur territoire.

"Et ce n'est pas tout. Il n'y a pas d'accord bilatéral Italie-France, écrit et officiel, qui permette ce type d'opération. Si (le président français Emmanuel) Macron parle de +pratique habituelle+, c'est le gouvernement qui nous a précédés qui doit en répondre", a dénoncé le ministre italien.

"Maintenant les temps ont changé et nous n'acceptons pas que des étrangers arrêtés en territoire français soient amenés en Italie sans que nos forces de l'ordre puissent vérifier leur identité", a-t-il ajouté.

Chaque année, des milliers de migrants cherchant à passer en France sont interceptés et reconduits à la frontière italienne. L'AFP a constaté l'hiver dernier que nombre d'entre eux étaient déposés par la police française devant la gare de Bardonecchia.
 
AFP/VNA/CVN
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