09/07/2019 15:59
La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, a déclaré lundi 8 juillet qu'elle était frappée par les conditions dans lesquelles les migrants et les réfugiés, surtout les enfants, sont détenus aux États-Unis après avoir franchi la frontière Sud.
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Le haut commissaire aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, lors d'une conférence de presse à Caracas, le 22 juin. Photo: AFP/VNA/CVN

Plusieurs organes onusiens chargés des droits de l'Homme avaient estimé que la détention d'enfants migrants pouvait constituer un traitement cruel, inhumain ou dégradant, interdit par le droit international, a rappelé la haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, dans un communiqué.

"En tant que pédiatre, mais aussi en tant que mère et ancienne chef d'État, je suis profondément frappée que des enfants soient contraints de dormir sur le sol dans des installations surpeuplées, sans accès à des soins de santé ou à de la nourriture adéquats et dans de mauvaises conditions sanitaires", a indiqué Mme Bachelet.

Elle a martelé que les enfants ne devraient jamais être détenus dans des centres de détention ou séparés de leur famille.

"Détenir un enfant, même pour de courtes périodes et dans de bonnes conditions, peut avoir de graves conséquences sur sa santé et son développement", a-t-elle indiqué, soulignant que les dégâts pourraient être aggravés si on laisse cette situation alarmante perdurer.

Prenant note du rapport du Bureau de l'Inspecteur général du Département américain de la sécurité intérieure sur les conditions de vie dans les centres pour migrants le long de la frontière Sud, Mme Bachelet a exhorté les autorités à trouver des alternatives non privatives de liberté pour les enfants migrants et réfugiés ainsi que les adultes.

"Toute privation de liberté des migrants et des réfugiés adultes devrait être une mesure de dernier recours", a réitéré la haut commissaire.

Les présences du Bureau des droits de l'Homme de l'ONU au Mexique et en Amérique centrale ont documenté de nombreuses violations des droits de l'homme et abus contre les migrants et les réfugiés en transit, notamment l'usage excessif de la force, la privation arbitraire de liberté, la séparation familiale, le refus d'accès aux services, le refoulement et les expulsions arbitraires.

Tout en reconnaissant la complexité de la situation et les difficultés auxquelles sont confrontés les États d'origine, de transit et de destination, Mme Bachelet les a invités à travailler ensemble pour s'attaquer aux causes profondes qui poussent les migrants à quitter leur foyer en mettant en œuvre des politiques transversales qui prennent en compte les facteurs complexes de la migration.
 
Xinhua/VNA/CVN
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