04/06/2019 16:22
Une importante délégation mexicaine a lancé lundi 3 juin une offensive aux États-Unis pour tenter de convaincre ce puissant voisin de renoncer à l'instauration prochaine de taxes douanières, une mesure destinée à forcer le Mexique à endiguer le flux de clandestins à leur frontière commune mais qui pourrait s'avérer "contre-productive", selon Mexico.
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Le ministre mexicain des Affaires étrangères, Marcelo Ebrard, le 3 juin à Washington.
Photo: AFP/VNA/CVN
Le Mexique et les États-Unis ont toutefois estimé que la nouvelle crise pouvait être résolue avant l'entrée en vigueur de ces taxes lundi 10 juin, grâce à des discussions cette semaine à Washington. Ces nouvelles tensions interviennent en plein processus de ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain AEUMC (accord États-Unis, Mexique, Canada).

L'instauration progressive de ces droits de douane, jusqu'à 25% le 1er octobre, pourrait "provoquer une instabilité financière et économique" susceptible de menacer la capacité du Mexique à "contrôler les flux migratoires", a expliqué le chef de la diplomatie mexicaine Marcelo Ebrard, membre de l'importante délégation présente dans la capitale américaine.

"Bonne volonté"

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, s'était dit plus tôt optimiste quant à une issue favorable. "Nous sommes pour la liberté commerciale et un accord peut être trouvé", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Mexico.

Principales exportations entre les États-Unis et le Mexique en 2018.
Photo: AFP/VNA/CVN

Ces discussions à Washington "ont un fort potentiel de succès", a déclaré Kevin Hassett, conseiller économique du président américain. "Les taxes douanières contre le Mexique ont une importance cruciale pour l'économie mexicaine et moins cruciale pour l'économie américaine". Donald Trump a également de nouveau appelé lundi 3 juin Mexico à agir. "En signe de bonne volonté, le Mexique devrait immédiatement stopper le flux de personnes et de drogues qui traversent son pays jusqu'à notre frontière sud. Il peut le faire s'il le veut!", a-t-il tweeté.

Marcelo Ebrard a précisé qu'il espérait aussi discuter avec le ministre par intérim de la Sécurité intérieure Kevin McAleenan, chargé de la surveillance des frontières. La secrétaire mexicaine à l'Économie, Graciela Marquez, s'est entretenue lundi 3 juin avec le secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross. Ce dernier a indiqué avoir "réitéré le message du président selon lequel le Mexique doit faire davantage pour aider les États-Unis à gérer l'immigration à travers notre frontière commune".

Après avoir promis la construction d'un mur le long de la frontière et menacé de fermer les points de passage, le président américain veut forcer Mexico à agir contre les milliers de clandestins venus en majorité du Guatemala, du Salvador et du Honduras, fuyant la misère et la violence et traversant le Mexique pour demander l'asile aux États-Unis.

AFP/VNA/CVN


 

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