03/02/2018 00:58
L’ambassadeur du Vietnam au Japon, Nguyên Quôc Cuong, s’est rendu le 2 février au ministère japonais des Affaires étrangères où il a travaillé avec Shigeki Takizaki, directeur général du Département des affaires de l’Asie du Sud-Est et de l’Asie du Sud-Ouest, sur le meurtre de la petite fille vietnamienne Lê Thi Nhât Linh dans la préfecture de Chiba en mars 2017.
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L’ambassadeur Nguyên Quôc Cuong visite la famille de Lê Thi Nhât Linh.
Photo : Bui Hông Hà/VNA/CVN

L’ambassadeur Nguyên Quôc Cuong a annoncé que la famille de la victime recueillait les signatures pour une pétition qui serait envoyée au tribunal de la préfecture de Chiba afin de l’appeler à juger le suspect. Cette affaire retient une grande attention des Vietnamiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. L’ambassadeur Nguyên Quôc Cuong a demandé aux organes compétents japonais d’accélérer l’enquête et réunir les preuves nécessaires pour traduire en justice le suspect et le juger selon la loi japonaise.

Au nom du gouvernement et du peuple japonais, Shigeki Takizaki a adressé ses condoléances profondes à la famille de Nhât Linh.

Selon Shigeki Takizaki, lors de la réception le 30 janvier du secrétaire d’État aux Affaires étrangères du Japon, Kazuyuki Nakane, le vice-Premier ministre et ministre vietnamien des Affaires étrangères, Pham Binh Minh, a demandé la sanction du criminel. Le ministère japonais des Affaires étrangères a travaillé après avec le ministère japonais de la Justice pour accélérer les formalités nécessaires pour l’ouverture du procès, conformément à la loi japonaise.

Shigeki Takizaki a expliqué l’indépendance du système de tribunaux japonais au sein de la Constitution du Japon. Cependant, il a exprimé son souhait de voir être bientôt jugé le criminel.

Le même jour, l’ambassadeur  vietnamien Nguyên Quôc Cuong est allé offrir des baguettes d'encens à Nhât Linh à son domicile dans la préfecture japonaise de Chiba. Exprimant ses profondes condoléances à la famille de Nhât Linh, il a affirmé que l’ambassade du Vietnam continuerait accompagner sa famille et protéger ses intérêts légitimes.

Lê Anh Hào, père de Nhât Linh, a remercié les cadres de l’ambassade du Vietnam au Japon et ses compatriotes dans et dehors du pays pour leurs sentiments et encouragements accordés à sa famille. Il a souhaité que l’affaire de Nhât Linh doive mise en justice dans les meilleurs délais pour empêcher des affaires similaires.

Pour protéger les intérêts légitimes des citoyens

Nguyên Quôc Cuong a informé la famille de Nhât Linh de la rencontre avec Takizaki et des organes japonais chargés de l’enquête de l’affaire de sa fille. Selon lui, les cadres de l’ambassade du Vietnam ont régulièrement contacté  avec des organes d’application de la loi japonais pour recueillir des informations et protéger les intérêts légitimes des citoyens. L’affaire de Nhât Linh est traitée conformément à la loi japonaise. Les enquêtes et le perfectionnement de dossier devraient être terminés le 5 mars prochain.

Après avoir informé de l’affaire de Nhât Linh, le Premier ministre Shinzo Abe, les dirigeants du Parlement et le ministre japonais des Affaires étrangères ont exprimé plusieurs fois leurs profondes condoléances à sa famille. L’ambassadeur du Japon au Vietnam, Kunio Umeda, est allé offrir des baguettes d'encens et adresser ses excuses à Nhât Linh et à sa famille à leur domicile dans la province vietnamienne de Hung Yên (Nord). De nombreux Japonais ont également exprimé leurs condoléances à la famille de Nhât Linh et souhaité que l’auteur soit sévèrement puni.

Dimanche 26 mars 2017, la petite fille Lê Thi Nhât Linh a été retrouvée morte sous un pont à Abiko. Les enquêteurs japonais ont estimé que la petite fille a été tuée ailleurs car il n’y avait aucun signe d’une lutte à l’endroit où son corps a été retrouvé nu et qu’elle a été enlevée quelques minutes après avoir quitté sa maison à Matsudo pour son école primaire, vendredi matin 24 mars 2017.

Shibuya Yasumasa, 46 ans, un voisin de la famille de Nhât Linh, a été immédiatement arrêté après les résultats d'expertise montrant que son ADN était le même que celui trouvé sur des objets appartenant à la petite fille. Par ailleurs, selon la police locale, il n’a pas encore reconnu son crime et garde le silence.

VNA/CVN
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