11/07/2021 16:54
L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) a l’obligation de jouer un rôle central dans le règlement des différends en Mer Orientale, a écrit Latestmalaysia.com dans un article paru le 10 juillet.
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L’ASEAN doit jouer un rôle central dans le règlement des différends en Mer Orientale.
Photo : VNA/CVN

Il en va de la responsabilité partagée des États membres de faciliter le processus. Et non seulement ses membres mais aussi les étrangers doivent respecter les mécanismes dirigés par l’ASEAN.

Tous les pays impliqués dans la crise doivent accepter les normes et lois internationales, telles que la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982, a affirmé Latestmalaysia.com.

Le 12 juillet marque le cinquième anniversaire de la décision rendue le 12 juillet 2016 par la Cour permanente d’arbitrage (CPA) de La Haye sur le contentieux maritime entre la Chine et les Philippines.

La CPA a estimé que la Chine n’avait pas, historiquement, de raison valable de revendiquer les eaux stratégiques de la Mer Orientale. "Le tribunal juge qu’il n’y a aucun fondement juridique pour que la Chine revendique des droits historiques sur des ressources dans les zones maritimes" en litige, a-t-elle estimé.

Dans sa requête introduite en 2013, les Philippines demandaient à la CPA de déclarer que les prétentions chinoises sont une violation de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) de 1982, dont les deux pays sont signataires.

La CPA a jugé que les revendications chinoises sur cette vaste zone maritime, découlant de la "ligne des neuf traits" (une délimitation en "neuf pointillés" apparue sur des cartes chinoises datant des années 1940), ne reposent sur aucune base légale.

Depuis la décision de 2016, la Chine est devenue un géant presque intouchable, intimidant les plus petites nations riveraines de la Mer Orientale, selon Latestmalaysia.com.

La situation sécuritaire en Mer Orientale est menacée malgré les efforts des parties pour maintenir la stabilité par le biais de mesures et d’activités collectives.

Capture d'écran de l'article sur la Mer Orientale de Latestmalaysia.com.
Photo : Minh Tuyên/CVN

Les menaces proviennent du terrorisme maritime, de la piraterie, des intrusions illégales dans les eaux territoriales, de la pêche illégale. Il y a aussi le trafic de drogue, d’armes et le trafic d’êtres humains. Les activités de pêche illégales, non déclarées et non réglementées (INN) menacent également la vie marine et exacerbent les tensions entre les États, devenant politisées, turbulentes et imprévisibles.

Ces activités ont des coûts économiques importants dans certains pays et exacerbent les tensions entre les États. Les infrastructures portuaires et la navigation commerciale sont également de plus en plus vulnérables à la piraterie régionale et au terrorisme maritime.

L’article a estimé que pour atténuer l’augmentation récente des activités militaires et d’occupation, accorder moins d’importance aux revendications qui se chevauchent et s’attaquer à ces problèmes, des actions collectives de l’ASEAN sont nécessaires, en particulier l’unité de l’ASEAN ainsi qu’un mécanisme multilatéral.

Récemment, lors de la 31e réunion des États parties à la CNUDM, l’ambassadeur et représentant permanent de la Malaisie auprès des Nations unies à New York, Syed Mohamad Hasrin Aidid, a réaffirmé l’importance de la convention.

Il a déclaré que la Malaisie pense que la Convention devrait être utilisée comme base pour résoudre les différends relatifs aux questions maritimes entre les parties prenantes.

La CNUDM a contribué au renforcement de la paix, de la sécurité, de la coopération et des relations amicales entre tous les pays du monde, a-t-il souligné.

Dans le Livre blanc sur la défense 2021, pour la première fois, Bruneï a mentionné la convention comme un outil important pour résoudre les différends en Mer Orientale. Le président de l’ASEAN 2021 a déclaré que des efforts doivent être faits pour définir les normes et les comportements acceptés en vertu du droit international, à savoir la CNUDM.

La mise en œuvre pleine et effective de la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) de 2002 dans son intégralité est nécessaire.

Enfin, il est également important de veiller à ce que des progrès substantiels soient réalisés dans les négociations en vue d’une conclusion rapide d’un Code de conduite efficace et substantiel en Mer Orientale (COC), a-t-il encore indiqué.

VNA/CVN

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