21/08/2019 16:00
Un érudit sud-coréen a déclaré que les activités du navire chinois de prospection géologique Haiyang 8 ont violé la zone économique exclusive du Vietnam, soulignant qu’il appliquer les normes internationales pour régler de manière pacifique le dossier de la Mer Orientale.
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Lee Woong-Hyeon (droite) lors d'une interview de l’Agence Vietnamienne d’Information, le 18 août à Séoul. Photo: Huu Tuyên/VNA/CVN

"Nous ne devrions pas renoncer aux efforts visant à citer, à utiliser et à adopter des normes internationales pour la résolution pacifique des problèmes entre États", a indiqué à l’Agence Vietnamienne d’Information (VNA) à Séoul le Professeur-Docteur Lee Woong-Hyeon, président de l’Institut de géopolitique de Corée.

"Il existe un cadre juridique pour la sécurité et la paix dans cette mer, outre le principe général et traditionnel de la libre navigation", a-t-il poursuivi.

Le Haiyang 8 "est de nouveau entré dans la zone économique exclusive du Vietnam le 13 août", accompagné d’au moins deux autres bateaux des garde-côtes chinois, selon le Centre de recherche américain C4ADS cité par l’AFP.

Ce navire, qui appartient au Service géologique chinois, était entré le 3 juillet dans les eaux proches des récifs Tu Chinh (Vanguard Bank), au sein du plateau continental des 200 milles marins du Vietnam, et s’est retiré le 7 août de la zone après des demandes répétées du Vietnam.

Le Vietnam a maintes fois exprimé ses points de vue et pris des mesures conformes à la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (CNUDM), demandant de respecter sa souveraineté, ses droits souverains et de juridiction conformément au droit international.

"La zone économique exclusive, définie par la CNUDM, constitue le principal cadre juridique de référence avec lequel le gouvernement vietnamien peut renforcer sa propre position", a souligné le Professeur-Docteur Lee Woong-Hyeon.

"En cas de crise internationale menaçant la sécurité et la souveraineté d’un État, la position la plus importante que l’État doit adopter est de maintenir une cohérence stratégique, théorique et politique, susceptible de mobiliser l’appui de la communauté internationale et de renforcer ainsi sa position", a-t-il estimé.

"Il est nécessaire que les universitaires étudient et recherchent l’histoire maritime de cette région, en prévision d’un débat éventuel sur le souverain historiquement et internationalement légitime de cette région", a-t-il encore indiqué.

La Cour permanente d’arbitrage de La Haye (CPA) a également affirmé en juillet 2016 que la Chine n’a aucune base historique sur cette zone maritime ni de base légale établissant ses déclarations de "droits historiques" sur les ressources de la zone que la Chine appelle la "ligne des neuf traits".

VNA/CVN

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