18/06/2014 01:29
L'ambassadeur du Vietnam en Australie, Luong Thanh Nghi, a publié un article dans le journal The Australian pour protester contre l'implantation illégale par la Chine de la plate-forme de forage Haiyang Shiyou-981 en pleine zone économique exclusive et sur le plateau continental du Vietnam.

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Ayant pour titre "Le droit de la mer dessine une ligne sur le sable" (Law of the sea draws a line in the sand), Luong Thanh Nghi a estimé que l'implantation de cette plate-forme est un acte de provocation qui témoigne de la volonté d'expansion de la Chine en Mer Orientale.

 
Le livre "Souveraineté du Vietnam en Mer Orientale et Hoàng Sa - Truong Sa" a été présenté le 3 juin à Hô Chi Minh-Ville.    Photo : Phuong Vy/VNA/CVN


Ces agissements, qui sont une violation des droits souverains et de juridiction du Vietnam selon la Convention des Nations unies sur les droits de la mer de 1982 (CNUDM) et la Déclaration sur la conduite des parties en Mer Orientale (DOC) signée en 2002 par la Chine et l'ASEAN, menacent la liberté de navigation maritime, la paix et la sécurité dans la région, a-t-il souligné.

Citant la CNUDM dont le Chine comme le Vietnam sont parties, Luong Thanh Nghi a déclaré que l'implantation de la plate-forme pétrolière chinoise de 120 à 150 miles à partir de la ligne de base du Vietnam est une violation des intérêts légitimes du Vietnam et du droit international.

Selon l'ambassadeur, la Chine estime que le déploiement de cette plate-forme a été effectué dans la «zone contiguë» de Hoàng Sa (Paracel), à seulement 17 milles de l'île de Tri Tôn de cet archipel contrôlé par la Chine. Cependant, la Chine a omis de mentionner trois faits importants.

Preuves historiques fiables et bases juridiques

Tout d'abord, le Vietnam dispose suffisamment de preuves historiques fiables et de bases juridiques solides montrant l'administration continue et efficace des différentes autorités vietnamiennes sur cet archipel au moins depuis le XVIIe siècle.

Deuxièment, la Chine a occupé par la force l'archipel de Hoàng Sa en 1974, fait qui n'a jamais été acquiescé par le Vietnam qui a réaffirmé plusieurs fois sa souveraineté sur cet archipel.

Troisièmement, la revendication d'"un droit historique" de la Chine va à l'encontre les règles de la CNUDM. L'ambassadeur vietnamien a affirmé que les arguments chinois sur l'implantation de la plate-forme de forage Haiyang Shiyou-981 étaient fallacieux.

Luong Thanh Nghi a également protesté contre les actes provocants de la Chine, notamment de percuter délibérément et d'employer ses canons à eau sur des navires civils et, plus grave, de couler des bateaux de pêche vietnamiens.

Ces actes sont inacceptables et sont contraires aux normes comme à la pratique de relations internationales modernes, a-t-il affirmé.

Il a souligné que le Vietnam souhaitait coopérer avec la Chine pour régler pacifiquement les différends, dans le respect du droit international.

VNA/CVN



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