17/08/2018 09:22
Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a été largement élu pour un second mandat à la tête d'un pays toujours confronté à la menace jihadiste, une victoire contestée par les partisans de l'opposant Soumaïla Cissé.
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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta. Photo: AFP/VNA/CVN

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui avait rendu visite en mai aux Casques bleus de la Minusma engagés au Mali, a appelé M. Keïta et son adversaire à régler leurs différends par le "dialogue et les moyens légaux".

Le président français, Emmanuel Macron, a immédiatement félicité par téléphone le vainqueur et "réitéré l'engagement de la France à se tenir aux côtés des autorités et du peuple malien pour surmonter le défi de la lutte contre le terrorisme et favoriser l'investissement et le développement économique", selon l'Élysée.

Le chef de l'État sortant, surnommé "IBK", a recueilli 67,17% des voix au second tour du 12 août, contre 32,83% à Soumaïla Cissé, un ancien ministre des Finances de 68 ans, qu'il avait déjà battu en 2013, selon des résultats officiels qui doivent encore être validés par la cour constitutionnelle.

Avec ses 41,70% des suffrages récoltés au premier tour, il disposait d'une confortable avance sur Soumaïla Cissé (17,78%). Comme attendu, la participation a été faible, de 34,54%. En 2013, IBK l'avait emporté avec 77,6% des suffrages sur, déjà, Soumaïla Cissé.

À 73 ans, le chef de l'État dirigera donc pour cinq années supplémentaires ce pays vaste du Sahel où sévissent toujours des groupes jihadistes malgré cinq années d'opérations militaires internationales.

M. Guterres a quant à lui rappelé aux deux finaliste "la nécessité de toujours penser en premier lieu aux Maliens et de ne pas faire machine-arrière sur la réconciliation à un moment crucial", selon le porte-parole de l'ONU, Farhan Haq.

Pour son second mandat, qui débutera le 4 septembre, Ibrahim Boubacar Keïta aura en priorité la lourde tâche de relancer l'accord de paix conclu en 2015 avec l'ex-opposant à dominante touareg. Sa mise en oeuvre accumule les contretemps et n'a pas empêché les violences de se propager du nord vers le centre du pays et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

"Je vous remercie du fond du coeur pour la confiance renouvelée", a déclaré le président Keïta dans une première réaction sur Facebook.

AFP/VNA/CVN

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