09/09/2014 16:44
Le neurochirurgien français Alim-Louis Benabid a été distingué lundi 8 septembre par la prestigieuse Fondation américaine Lasker, dont les prix sont considérés comme les "Nobels américains", pour ses travaux novateurs sur la maladie de Parkinson.
Alim-Louis Benabid a été récompensé pour ses travaux sur la maladie de Parkinson.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le prix spécial Albert Lasker en science médicale a été par ailleurs remis à la généticienne américaine Mary-Claire King pour l'ensemble de sa carrière et plus particulièrement sa découverte du gène BRCA1, responsable de certains cancers du sein.

Le professeur Benabid, membre de l'Académie des sciences, partage le prix de la recherche médicale avec le neurologue américain Mahlon DeLong pour leur mise au point de la technique dite de Stimulation cérébrale profonde (SCP).

Cette intervention chirurgicale permet de réduire les troubles moteurs d'un malade atteint de Parkinson en implantant des électrodes pour stimuler un noyau profond du cortex cérébral.

"Les travaux des professeurs DeLong et Benabid ont permis d'améliorer la vie de plus de 100.000 patients à travers le monde ayant subi cette intervention chirurgicale", explique la Fondation sur son site internet.

Affection neurologique chronique due à un manque de dopamine dans le cerveau, la maladie de Parkinson affecte surtout le contrôle des mouvements.

C'est la deuxième maladie neurodégénérative après celle d'Alzheimer et la deuxième cause de handicap moteur après les accidents vasculaires cérébraux.

Le professeur Benabid a été chef du service de neurochirurgie de l'hôpital universitaire de Grenoble de 1989 à 2007. En 2009, il fonde le centre de recherche biomédicale CLINATEC à Grenoble qui regroupe une centaine de chercheurs spécialisés dans les maladies neurodégénératives.

Mary-Claire King a été distinguée quant à elle pour "ses contributions courageuses, imaginatives et variées à la recherche médicale et aux droits de l'homme", affirme la Fondation Lasker sur son site.

Cancers héréditaires

La généticienne a profité de l'occasion pour plaider pour la généralisation des tests génétiques à toutes les femmes, afin de prévenir les cancers héréditaires.

"Après avoir travaillé pendant 20 ans auprès de familles dont les mutations des gènes BRCA1 et BRCA2 les prédisposent à des cancers, je pense qu'il est temps de proposer des tests génétiques à toutes les femmes âgées de 30 ans lors de consultations de routine", écrit la scientifique dans le Journal of the American Medical Association.

"Réaliser qu'une femme est porteuse d'un cancer une fois que la maladie s'est déclarée est un échec de la prévention médicale", écrit Mme King, professeur de génétique à l'université de la Washington School of Medicine à Seattle.

La double mastectomie préventive de l'actrice Angelina Jolie avait attiré l'attention sur cette mutation héréditaire de ces deux gènes.

Entre une Américaine sur 300 et une Américaine sur 500 seraient porteuses de cette tare génétique.

Cela signifie qu'il y a "entre 250.000 et 415.000 femmes adultes pour qui les risques d'avoir un cancer des ovaires et des seins sont hautement probables mais potentiellement évitables", affirme la scientifique.

Le cancer du sein touche environ 12% des femmes, mais parmi les femmes qui héritent de la mutation du BRCA1 et BRCA2, 45 à 65% développent un cancer avant 70 ans.

AFP/VNA/CVN




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