18/11/2018 10:45
Angelo Caccavale, Italien, vit au Vietnam depuis des années en tant qu’ingénieur informatique spécialisé en programmation de logiciel. Il se consacre également à des activités humanitaires au profit de personnes déshéritées de Dà Nang (Centre), Gia Lai (hauts plateaux du Centre), Dông Nai et Soc Trang (Sud).
>>Les œuvres caritatives d’une invalide de guerre
>>Des milliers de personnes répondent au Mois d’action humanitaire 2018

Angelo Caccavale (droite) est très actif dans les activités caritatives.
Photo: TT/CVN

"J’aime le Vietnam de tout mon cœur. Je suis heureux d’avoir pris la décision de vivre longtemps dans ce pays si sympa où j’ai trouvé une joie sans borne dans les activités profitables aux élèves et familles en difficulté", confie l’ingénieur italien, 47 ans, avec un doux sourire. Embauché il y a une vingtaine d’années par une société informatique internationale installée en Italie, dont le patron est un Viêt kiêu, Angelo a été envoyé pour la première fois au Vietnam en 2012 pour mettre en place les projets de sa compagnie dans la province de Dông Nai (Sud).

"La vie difficile des habitants et notamment le sourire candide des enfants m’ont beaucoup ému", avoue-t-il. La compassion pour les pauvres, il l’a apprise de son patron d’origine vietnamienne qui, lors des moments de nostalgie, lui parlait avec passion de son pays natal. "Une fois, il m’a confié la tâche de venir en aide à un enfant vietnamien blessé à la main. Sa famille était trop pauvre pour payer l’opération à l’hôpital. Après le traitement, mon patron a fait construire une maison pour sa famille. À mes yeux, l’action de cet homme au cœur d’or est vraiment admirable", se rappelle Angelo.

Des activités caritatives variées

Après Dông Nai, Angelo continua d’effectuer des missions dans les provinces de Soc Trang  (delta du Mékong), de Gia Lai (hauts plateaux du Centre), à Dà Nang (Centre) et à Hô Chi Minh-Ville (Sud). Partout où il arrivait, il participait activement aux activités caritatives au profit des habitants locaux en difficulté.

Angelo Caccavale enseigne l’anglais à des élèves du district de Hoà Vang, à Dà Nang (Centre).
Photo: TT/CVN

En 2014, soutenu par des amis et confrères, en Italie comme au Vietnam, Angelo a créé une organisation humanitaire qu’il a baptisée Mai Vision. "C’est un mot composé anglo-vietnamien qui veut dire: Regard vers l’Avenir", explique le fondateur.

Les activités de l’organisation sont très variées: ouvrir des cours d’apprentissage pour les adolescents, construire des "maisons du cœur" pour les plus démunis, offrir des bourses d’études à des élèves et étudiants en difficulté, accorder une aide financière à des malades, ouvrir des classes d’anglais pour les enfants… "Jusqu’ici, Mai Vision a financé la construction des dizaines de +maisons du cœur+ à Dông Nai, Soc Trang, Gia Lai et Dà Nang et fournit de nombreuses bourses d’études... Je suis heureux que les habitants me considèrent comme un membre de la communauté locale", confie Angelo.

Venu travailler dans la ville de Dà Nang en 2017, l’ingénieur a décidé d’y vivre. Hormis les heures de travail, il réserve tout son temps libre aux activités de Mai Vision. Celles-ci semblent de plus en plus élargies et diversifiées. Tous les weekends, à moto, Angelo prend la route de Hoà Vang, un district montagneux proche de Dà Nang, où il a ouvert un cours d’anglais gratuit pour les enfants. "Les élèves sont nombreux. Je leur apprends l’anglais et en contrepartie, ils me témoignent de la sympathie, ce qui  m’apporte joie et bonheur", confie le maître italien. Et d’ajouter avec fierté que Mai Vision a su attirer nombre de nouveaux volontaires vietnamiens.

-----  *****  -----

"Une chose est sûre:
c’est au Vietnam, ma 2e Patrie,
que j’ai trouvé le bonheur dans la vie"
,
confie Angelo Caccavale.


---------------------------------------------------

Outre le cours d’anglais, Mai Vision a créé un Fonds de bourses en faveur des élèves studieux pauvres de Hoà Vang. L’année scolaire passée, il a accordé des bourses à 20 lycéens (chacune de 500.000 dôngs par mois) et à huit étudiants (1,5 million de dôngs par mois). "Les premiers temps, Hoà Vang a été choisi pour être bénéficiaire du projet de Mai Vision. Nous avons aidé financièrement trois cas d’hospitalisation. Le prochain projet important sera de construire des +maisons du cœur+ pour les familles démunies", précise Angelo.

Envergure modeste, grande valeur  

Interrogé à propos des ressources financières permettant le bon fonctionnement de l’organisation, Angelo répond sans réticence: "Au début, je versais une grande partie de mon salaire et de mes autres revenus mensuels. J’ai un bon travail et j’ai désormais le soutien dévoué de mes amis. Chaque fois que je prenais des congés en Italie, j’emportais des souvenirs - des articles artisanaux que les Vietnamiens m’ont offerts - pour les présenter à mes amis. Je leur ai parlé du Vietnam, ce pays magnifique et hospitalier où les habitants courageux savent braver les difficultés en attendant un avenir radieux, où de nombreux enfants sont encore privés de conditions de vie favorables... J’ai également parlé des activités caritatives de Mai Vision. Les histoires émouvantes sont allées droit au cœur de chacun de mes interlocuteurs, qui ont dès lors décidé de contribuer". Selon lui, à présent, les activités de Mai Vision marchent bien et s’affirment de plus en plus.  

En comparaison avec d’autres organisations humanitaires, Mai Vision présente une envergure modeste. Mais, pour Angelo, "l’important, c’est la grande signification qu’elle porte. Avec ses activités positives, l’association contribue à alléger la peine des pauvres et à leur rapporter la joie de vivre", argumente-t-il. Et d’insister avec un sourire sur les lèvres: "Une chose est sûre: c’est au Vietnam, ma 2e patrie, que j’ai trouvé le bonheur dans la vie"
 
Nghia Dàn/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Une journée au Musée des vestiges deguerre à Hô Chi Minh-Ville

Quy Nhon, miracle de la nature J’adore les voyages et souhaiterais découvrir le monde en dehors des manuels et théories que j’ai appris à l’école. Voulant faire de ma vie une véritable aventure, j’ai commencé le récit de mon voyage, durant l’été 2018, à Quy Nhon (province de Binh Dinh, Centre).