19/03/2018 08:47
Quelle résilience ! Lyon a surmonté toutes ses difficultés pour aller mater Marseille (3-2) au bout d'un Olimpico de folie, dimanche 18 mars, et relancer la course à la 3e place de la Ligue 1, après la 30e journée.
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La joie des Lyonnais après le 3e but de leur équipe, œuvre de Memphis Depay (torse nue) face à Marseille, le 18 mars au Vélodrome. Photo : AFP/VNA/CVN

Le scénario a de quoi faire pleurer les Marseillais : ils croyaient avoir sauvé le nul sur l'égalisation de Kostas Mitroglou (84), mais Memphis Depay les a crucifiés en redonnant l'avantage à l'OL sur une tête lobée à la dernière minute (90) !

Le doute a changé d'Olympique, et l'OL (4e, 57 pts) revient à deux longueurs de l'OM (3e, 59 pts), à huit journées de la fin. Le rutilant collectif marseillais des derniers matches semblait tout rouillé face à celui des Lyonnais, qui paraissait pourtant en miettes jeudi lors de l'élimination en Europa League contre le CSKA Moscou (défaite 3-2).

Maîtres du ballon, les Lyonnais ont effacé l'ouverture du score de Rolando (31) grâce à un but contre son camp d'Adil Rami (42) et une frappe enroulée d'Houssem Aouar (52). Avant le double coup de théâtre final. L'OL a infligé à l'OM le même genre de désillusion qu'en 2009, quand une victoire au Vélodrome (3-1) à la 36e journée avait privé leurs rivaux du titre, remporté par Bordeaux.

Thauvin transparent

Marseille a trop souffert du match transparent de Florian Thauvin, méconnaissable après sa sélection, jeudi, pourtant. Du coup l'OM a gâché une balle de match, il aurait compté huit longueurs d'avance en cas de victoire, ainsi qu'une occasion de battre enfin un gros.

L'OM n'a pris cette saison qu'un point contre Monaco, un contre le Paris SG, et aucun contre Lyon, donc, qui s'était imposé à l'aller (2-0). Rudi Garcia n'a pas fini d'entendre la question qui l'agace sur les difficultés de son équipe dans les confrontations directes...

L'absence de Nabil Fekir n'a même pas pesé, la saison de Lyon n'est donc pas terminée, comme pouvaient le redouter les Gones. L'Olympique lyonnais a réussi à surmonter tous ses doutes du moment. les joueurs de Bruno Genesio se sont créé les meilleures occasions d'entrée.

Konstantinos Mitroglou signe l'égalisation pour l'OM face à Lyon, dans le choc de Ligue 1 disputé au Vélodrome, le 18 mars. Photo : AFP/VNA/CVN

Steve Mandanda s'est déployé sur une frappe de Bertrand Traoré, qui a trop facilement effacé Maxime Lopez (28), et "Il Fenomeno" a réussi un arrêt encore plus beau sur une frappe de Maxwell Cornet, qu'il a déviée sur son poteau (40). Les tirs de l'OM n'étaient pas si dangereux, par Dimitri Payet (20) ou Valère Germain (29).

Le stade Vélodrome rempli a pu exploser sur un but signé de sa charnière centrale, qui a joué au duo d'avant-centre sur le coup. Sur un coup franc de Payet, Adil Rami a adroitement remis de la tête pour Rolando, aussi bien placé qu'un Pippo Inzaghi.

Malgré Mitroglou

Rolando a fêté son retour en sélection portugaise, quatre ans après, par son premier but de la saison. Les deux centraux marseillais sont bien moins héroïques sur l'égalisation lyonnaises : Rolando se fait dévorer par Tanguy Ndombele dont le centre aboutit à un but contre son camp de Rami, de l'épaule, après un ricochet.

En difficulté mentalement contre le CSKA Moscou, le groupe lyonnais a bien réagi cette fois. Et les Gones ont du ballon, ça c'est vu sur leur deuxième but, une remontée du ballon bien léchée qui abouti à la frappe enveloppée d'Aouar. Bertrand Traoré aurait pu tuer le suspense sans un nouvel arrêt de Mandanda (70).

Après ce but, Marseille a mis longtemps à se réveiller. Kostas Mitroglou a cru être le héros, comme la semaine dernière à Toulouse où il avait signé le but vainqueur (2-1). Mais le Lyon n'était pas mort.

Cet "Olimpico" n'a pas échappé à la tradition des questions d'arbitrage, car juste avant le but de Memphis, "Mitro" a été arrêté pour un hors jeu alors qu'il filait seul vers le but, mais il était pourtant parti de son propre camp...

Sous cette tension exacerbée, les deux équipes ont quitté le terrain sur un début de bagarre, poursuivie dans les vestiaires, animée surtout par Rami et Anthony Lopes. La bagarre pour le podium, ce sera jusqu'au bout.
 
AFP/VNA/CVN



 
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