27/08/2021 22:28
La pandémie de COVID-19 s’accompagne sur les réseaux sociaux d’un déluge d’informations, dont bon nombre se révèlent fausses voire malveillantes. Depuis début 2020, la police a convoqué plus de 1.800 personnes, poursuivi 21 criminels et imposé 466 sanctions administratives.
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Les infox sont souvent subtilement éditées, avec l’ajout d’images retouchées et de phrases sensationnelles pour stimuler la curiosité du public.
Photo : VNA/CVN

Dans le contexte de l'épidémie, les acteurs malveillants ont profité des "lacunes", de la "latence" et de la "zone blanche" des informations sur la pandémie pour diffuser des informations fabriquées et des commentaires trompeurs. Par conséquent, la limitation des "zones blanches" et l'établissement de "zones vertes" dans le cyberespace sont tout aussi nécessaires que les "zones vertes” dans la communauté.

Selon le commandant Nguyên Tiên Cuong, du Département de la cybersécurité et de la prévention de la criminalité high-tech (relevant du ministère de la Police), les acteurs malveillants fabriquent de fausses informations en combinant de vraies et de fausses données, ou en utilisant des informations sur des événements et des phénomènes réels comme "supports" d’informations déformées, fabriquées.

Les fake news à l’heure du COVID-19

De plus, les cybercriminels falsifient des sources d'information afin que les lecteurs croient à tort que les fausses informations qu'ils donnent proviennent d'une source fiable et officielle. "Les astuces habituelles consistent à falsifier des délarations de hauts dirigeants, d'experts ou de personnalités, des directives des autorités et des documents des organismes compétents, ou encore à truquer des sites web ou des comptes de médias sociaux", a expliqué le commandant Nguyên Tiên Cuong.

Récemment, de fausses informations sur le nombre de personnes de type F1 (celles qui ont été en contact avec un cas positif - désigné comme F0 - sont désignées comme F1) dans le district de Chuong My (Hanoï) se sont répandues sur les réseaux sociaux, poussant les autorités locales à prendre la parole pour clarifier la situation. Il s'agit d'un cas typique de diffusion de fake news dans le contexte compliqué induit par l’épidémie de COVID-19. Les acteurs malveillants ont profité de l’apparition de cas de COVID-19 dans le district de Chuong My pour mentir sur les chiffres, diffusant ainsi de fausses nouvelles sur le risque de propagation de la maladie dans la communauté afin de semer la confusion chez les populations. Cette confusion peut déclencher des réactions négatives et des mouvements de foule, ce qui complique encore davantage la prévention et le contrôle de l’épidémie.

"Seuls les organismes en charge des travaux d’identification et  de dépistage des cas d’infection sont compétents pour produire des données. Ils sont également responsables d’en publier les informations officielles accessibles au public afin de limiter les fake news ou les contenus non vérifiés diffusés sur Internet", estime le commandant Nguyên Tiên Cuong

 
Une fausse information sur la "fermeture de Hô Chi Minh-Ville" parue en juillet dernier sur l'Internet.
Photo : VNA/CVN
Le représentant du Département de la cybersécurité et de la prévention de la criminalité high-tech recommande également que lors de la réception d'informations, les utilisateurs de réseaux sociaux examinent attentivement leur contenu, les comparent avec celles d'autres sources  ainsi qu'avec des événements réels. Chacun est ainsi invité à examiner la fiabilité des données, le temps, le lieu, les événements, détecter les incohérences, le manque de logique, de base scientifique et de fondement. Les internautes doivent prendre l'habitude de vérifier les informations, en particulier lorsqu'ils les reçoivent de sources non officielles et non fiables.

L'objectif des concepteurs d’”infox” est d’atteindre la viralité de manière qu’un maximum d’individus et de plateformes, y compris des plateformes d’actualité reconnues, partagent le contenu. La plupart du temps, les infox commencent sur des sites web anonymes. Elles se développent ensuite dans des groupes où elles sont partagées. Les infox continuent ainsi à être visibles et même devenir virales sur les réseaux sociaux. Au fur et à mesure de leur évolution, les infox sont donc de plus en plus consultées.

Profitant du caractère ouvert et accessible d’internet, les cybercriminels exploitent pleinement les fonctionnalités des réseaux sociaux telles que le commentaire, le partage et la diffusion en temps réel d’une video-livestream pour diffuser des informations fausses auprès de la population. Ils présentent des articles et des clips vidéo aux titres sensationnels et choquants, liés au nombre de personnes infectées, aux décès dû à l’épidémie dans les localités, aux instructions de traitement, au diagnostic à domicile, au boycott, ou au non-respect des guides de bonnes pratiques du ministère de la Santé sur la prévention et le contrôle du coronavirus. Pour augmenter l'efficacité de la diffusion, les infox sont souvent subtilement éditées, avec l’ajout d’images retouchées et de phrases sensationnelles pour stimuler la curiosité du public.

Le Parti et l’État sont ciblés

Depuis avril dernier, les cybercriminels, réactionnaires et dissidents profitent de la situation compliquée et imprévisible de la quatrième vague de l’épidémie de COVID-19 pour multiplier leurs activités illégales, contre le Parti et l'État dans le cyberespace.

Selon les statistiques du Département de la cybersécurité et de la prévention de la criminalité high-tech, les cybercriminels se sont concentrés sur la falsification de sept types de sujets : la situation de l'épidémie de COVID-19, l’efficacité de vaccins, de médicaments et de fournitures médicales, l’appel à l'auto-traitement, au diagnostic à domicile, au non-suivi du guide de bonnes pratiques du ministère de la Santé ; la politique d'allocation des vaccins du ministère de la Santé.

Parmi les autres sujets, on trouve les relations diplomatiques du Vietnam avec d'autres pays ; la diffamation contre des dirigeants du Parti, de l'État et des autorités à tous les niveaux dans la prévention et le contrôle des épidémies ; outrage à la dignité et à l'honneur du personnel médical, des malades et personnes à risque d'infection. 

Ils profitent également de l'épidémie pour augmenter la propagande, le recrutement des personnes dans les organisations dissidentes pour développer des forces d'opposition nationales. On peut citer "Viêt Tân", le "Gouvernement national provisoire du Vietnam" ou encore la "Dynastie vietnamienne" créées il y a de cela plusieurs années maintenant.

Ensemble dans la lutte

Depuis fin avril, le Département de la prévention de la criminalité high-tech a exécuté les sanctions administratives à l’encontre de 82 personnes.
Photo : VNA/CVN

Selon les statistiques, depuis le début de l’année 2020, le Département de la cybersécurité et de la prévention de la criminalité high-tech et la police des localités ont convoqué plus de 1.800 personnes, poursuivi 21 criminels, sanctionné 466 infractions administratives, et versé au budget de l'État plus de 5 milliards de dôngs. Rien que pour la quatrième vague de l’épidémie, depuis fin avril 2021, ledit département s'est coordonné avec d’autres organismes compétents pour exécuter les sanctions administratives à l’encontre de 82 personnes, et des santions pénales à l’encontre d’une personne à Hô Chi Minh-Ville. La police continue à identifier et traiter les dossiers de plusieurs cybercriminels, conformément à la réglementation en vigueur.

Dans les temps à venir, la force de cybersécurité et les organismes chargés de prévention et de contrôle de la criminalité de haute technologie, se coordonneront activement avec la police et les localités pour renforcer la surveillance des informations en ligne, et organiseront ensemble une force permanente de surveillance pour détecter rapidement les fausses informations concernant l'épidémie de COVID-19. 

La police met en œuvre des mesures pour protéger la cybersécurité conformément à la loi, et travaille avec les entreprises fournissant des services de télécommunications, d'Internet, de réseaux sociaux et de contenus numériques dans le pays et les réseaux sociaux internationaux pour améliorer l'efficacité de la prévention et de la désactivation des fausses nouvelles. Les organismes compétents se concentrent également sur la vérification, le traçage et l'indentification des diffuseurs de fausses nouvelles, en particulier ceux qui opèrent de manière sophistiquée, créant et diffusant intentionnellement de fausses nouvelles dans le but de saboter et d’en tirer profit. Ces cybercriminels seront traités dans le respect strict de la loi.

La police se coordonne activement avec les agences d'information et de communication, la presse et les médias afin de fournir des informations précises et opportunes à la population.

Alerter de la présence de fausses informations et des dangers qu’elles induisent pour la sécurité publique permettra à la population de rester vigilante et d’éviter de prendre en compte ce genre de contenu malveillant. Ainsi, il est nécessaire aussi de mobiliser la population pour détecter, dénoncer les fausses nouvelles, et alerter les autorités compétentes.

Xuân Lôc/CVN
 
* Article publié dans le cadre de la mise en œuvre de l'arrêté gouvernemental 84/NQ-CP daté du 29 mai 2020 sur les mesures mises en œuvre pour pallier aux difficultés dans la production et les affaires commerciales, doper le déblocage des investissements publics et assurer la sécurité sociale dans le contexte de la pandémie de COVID-19.
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