26/06/2021 07:30
Les toxicomanes sont parmi les plus vulnérables au COVID-19 en raison leur système immunitaire affaibli. Afin de minimiser les risques d’infection par le coronavirus, les Centres de désintoxication dans tout le pays ont appliqué une série de mesures.
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Au Centre de désintoxication de Hai Duong (Nord), les drogués en cure portent toujours des masques et gardent une distance entre eux.
Photo :  VNA/CVN

Selon Phùng Quang Thuc, directeur de l’Office de la prévention et de la lutte contre les maux sociaux (Service du travail, des invalides de guerre et des affaires sociales de Hanoï), face à l’évolution compliquée du COVID-19, les Centres de désintoxication à Hanoï ont renforcé et mis en œuvre de mesures concrètes afin de protéger la santé de leurs employés et des toxicomanes en cure. Ces établissements ont élaboré leurs propres scénarios de prévention et de lutte contre la pandémie. Depuis début mai, leurs cadres et employés, divisés en deux groupes, sont permanents 24h sur 24 durant 21 jours consécutivement.
Au Centre de désintoxication N°2 de Hanoï, le nombre de personnes nécessitant d’une cure augmente sans cesse malgré le coronavirus. Depuis début mai, il a reçu 50 toxicomanes supplémentaires portant le total à 500.

Face à cette situation, l’établissement a demandé à son équipe d’accueil de faire preuve de vigilance et de respecter scrupuleusement les mesures anti-COVID-19. Par ailleurs, il a acheté davantage de fournitures médicales telles que masques, vêtements de protection, gants, des solutions antiseptiques et deux bouteilles d’oxygène pour être prêt à traiter les cas F0 sur place.

En particulier, le centre a également profité des entrepôts pour en faire des zones d’isolement en faveur des cas suspects. Actuellement, il en compte deux, de trois salles chacune.

De plus, la propagande du message dit des "35K" : Khâu trang (Masque), Khu khuân (Désinfection), Khoang cach (Distance), Không tu tâp (Sans rassemblement) et Khai bao y tê (Déclaration de l’état de santé) est renforcée.

Suspension des visites des proches

Désinfection dans un centre de désintoxication à Lang Son (Nord).
Photo : LD/CVN
Actuellement, le Centre de désintoxication de la province de Lang Son (Nord) traite 300 toxicomanes dont beaucoup de nouveaux admis avec des horaires de déplacement compliqués. Face à l’évolution expliquée de la pandémie, il a déployé des mesures convenables dont la suspension temporaire des visites des familles et l’arrêt de la réception des nouveaux toxicomanes.

Au foyer de l’épidémie de Bac Ninh (Nord), le Centre de désintoxication de la province a suspendu aussi toutes les visites. L’admission de nouveaux toxicomanes est effectuée avec des contrôles médicaux stricts et ils sont placés dans une zone d’isolement.  Ils doivent vivre en groupe de dix personnes maximum, porter toujours des masques et garder la distance.

En plus des drogués en cure de désintoxication dans les établissements médicaux, les patients sous traitement à la méthadone nécessitent une attention car ils doivent participer à une médication quotidienne et à long terme.

Nguyên Tuong Long, directeur du Centre de désintoxication volontaire de la province de Lào Cai (Nord), fait savoir que dès l’apparition du COVID-19, son établissement a mis en œuvre de nombreuses mesures drastiques afin d’assurer la sécurité des patients comme fixer un temps opportun pour que ceux-ci viennent prendre leurs médicaments pour éviter l’encombrement. Lorsque les patients viennent prendre des médicaments, ils doivent porter un masque et se désinfecter les mains.

L’établissement réalise également la distanciation avec des cordes et des marques distantes sur le sol d’au moins 2 m selon la réglementation du ministère de la Santé. Une zone de contrôle séparée a été créée pour les toxicomanes présentant des signes de fièvre, de toux, de difficultés respiratoires.

Selon le ministère de la Police, fin 2020, le pays a enregistré 235.000 toxicomanes "gérés" dont 70% à 80% utilisant des stimulants de type amphétamines (ATS).

Dans les provinces du Centre et du Sud, ce taux est de 80% - 90%. Ces drogues provoquent de lourdes conséquences psychi-ques et physiques. En outre, les centres de désintoxication dans l’ensemble du pays ont donné une cure de désintoxication à 93.724 personnes. En 2020, 9.670 anciens toxicomanes ont bénéficié d’un cours d’apprentissage.  

Huong Linh/CVN

 

Risques et conseils aux drogués pendant la pandémie

Les drogués courent les mêmes risques d’infection par le COVID-19 que la population générale et sont également confrontés à des risques supplémentaires qui doivent être pris en compte et réduits. 

En effet, en raison de la forte prévalence des maladies chroniques parmi les usagers de drogues, nombre d’entre eux seront particulièrement exposés au risque de développer de graves maladies respiratoires s’ils viennent à être infectés par le COVID-19. Le risque d’overdose peut aussi être accru. Le partage du matériel de consommation de drogue peut augmenter le risque d’infection. Les espaces très fréquentés augmentent le risque d’exposition au COVID-19.

Pour la réduction des risques, il faut ne pas partager pipes, cigarettes électroniques, joints ou tubes nasaux, ainsi que tout le matériel d’injection. Éviter d’insérer les emballages des drogues dans votre bouche, nettoyez-les vigoureusement avec un nettoyant à base d’alcool avant et après les avoir retirées ; et si vous les transportez dans la bouche, utilisez par la suite un rince-bouche à base d’alcool. Se laver les mains au savon et à l’eau chaude vigoureusement pendant au moins 20 secondes à chaque contact avec d’autres personnes…
 
Synthèse/CVN
 
 

 
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