26/05/2017 12:00
L'Union européenne (UE) veut "continuer à coopérer" avec la Turquie, malgré les vives tensions avec Ankara, ont affirmé ses dirigeants jeudi 25 mai après avoir reçu le président turc Recep Tayyip Erdogan.
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan, reçu, le 24 mai à Bruxelles par le président du Conseil européen, Donald Tusk. Photo : AFP/VNA/CVN

"Nous avons discuté de la nécessité de coopérer, j'ai mis la question des droits de l'homme au centre de nos discussions", a commenté le président du Conseil européen, Donald Tusk, après un entretien auquel a également participé le président de la Commission Jean-Claude Juncker.

M. Juncker a eu un tête-à-tête d'une demi-heure avec M. Erdogan après cette rencontre trilatérale, a précisé une porte-parole de la Commission. "L'UE et la Turquie doivent et vont continuer de coopérer. Des questions majeures d'intérêt commun ont été discutées en détail dans une atmosphère bonne et constructive", a-t-elle ajouté.

"Durant la rencontre, ils (les dirigeants) ont souligné la nécessité d'appliquer l'accord (migratoire) Turquie-UE de mars 2016", a-t-on indiqué de sources de la présidence turque.

Ils ont également souligné l'importance de "raviver les relations Turquie-UE, et séparément le besoin de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme", selon les mêmes sources.

Mercredi 24 mai, M. Erdogan avait une nouvelle fois exhorté l'UE à prendre une décision sur la question de l'adhésion de la Turquie, demandant que son pays ne soit pas traité comme un "mendiant" aux portes de l'Europe.

"L'UE attend que la Turquie se retire d'elle-même", avait-il déclaré depuis Ankara avant de partir pour Bruxelles, où il devait également participer jeudi 25 mai à un sommet de l'OTAN après son entretien avec MM. Juncker et Tusk.

Journalisme

En marge de cette réunion de l'OTAN, la chancelière allemande Angela Merkel a menacé de retirer les soldats allemands de la base militaire d'Incirlik, en Turquie, au cœur d'une passe d'armes entre Berlin et Ankara.

La chancelière allemande Angela Merkel.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les autorités turques avaient interdit la semaine dernière à des députés allemands de se rendre sur cette base où sont déployés des militaires allemands et qui sert aux opérations de la coalition internationale contre le groupe jihadiste État islamique.

"Je veux dire très clairement dans l'entretien avec le président turc qu'il est indispensable pour nous, parce que nous avons une armée soumise à l'autorité du Parlement, que nos soldats doivent pouvoir recevoir la visite de membres du Bundestag. Sinon il faut que nous quittions Incirlik", a averti la chancelière.

Selon ses services, Mme Merkel a par ailleurs "exigé" de M. Erdogan la libération du correspondant du journal Die Welt Deniz Yucel, emprisonné en Turquie depuis fin février, une des nombreuses sources de tension entre les deux pays.

Lors d'une rencontre séparée à Bruxelles entre M. Erdogan et le président français Emmanuel Macron, le chef d'État turc a par ailleurs promis jeudi 25 mai selon la présidence française d'examiner "rapidement la situation" du photojournaliste français Mathias Depardon, détenu depuis une quinzaine de jours en Turquie.

L'entretien s'est déroulé dans "une atmosphère positive", ont précisé les sources de la présidence turque.

AFP/VNA/CVN
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