02/09/2019 17:45
Chaque année, l'emblématique Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB) réunit 10.000 participants pour cinq fois plus de public, investissant la montagne durant une semaine: un bilan carbone désastreux qui inquiète coureurs et organisateurs, pris dans leurs contradictions.
>>«Ultra Trail d’Angkor», une première mondiale

L'Espagnol Pau Capell en route vers la victoire dans l'emblématique Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB), une boucle de 170 km à travers la France, l'Italie et la Suisse, le 31 août près de Chamonix. Photo: AFP/VNA/CVN

Triple vainqueur de l'épreuve-phare (une boucle de 170 km autour du Mont-Blanc), Xavier Thévenard s'alarme.

"On a l'impression que tout est beau, tout est vert mais quand on voit l'évolution, on s'aperçoit que même à Chamonix, dans un endroit très beau, beaucoup de changements sont dus à l'activité humaine", relève le coureur d'endurance extrême, qui estime que l'ampleur de l'événement ne joue pas en faveur de la nature.

Il n'élude pas pour autant ses propres contradictions.

"On est tous plein de paradoxes. Moi je ne suis pas du tout exemplaire là-dessus. Quand je vais prendre un avion pour aller au Japon pour courir, j'ai honte", confie Thévenard, qui milite au quotidien par une attitude eco-responsable et via des associations de défense de l'environnement.

Du côté de l'UTMB, les organisateurs - et créateurs - de l'événement, Catherine et Michel Poletti, ont décidé d'amplifier leurs actions en faveur de l'environnement avec un nouveau partenariat avec le WWF France.

Bilan carbone 

Notamment, un bilan carbone sera réalisé à l'issue de cette édition. "Il ne faut pas faire l'autruche, être honnête et réaliste", défend Catherine Poletti, qui parle aussi de "respect du terrain de jeu".

Ce respect passe aussi par un nettoyage des chemins balisés pour les coureurs, avant, pendant et après. Selon l'organisation, à l'issue de la semaine de compétition de l'année dernière, seuls 24 kgs de déchets ont été ramassés. Contrairement à ce qu'il se passait il y a une dizaine d'années quand les concurrents jetaient par terre leur ordures, aujourd'hui on ne trouve que très peu de déchets laissé ça et là.

"J'aime beaucoup le partenariat qui est en train de se créer avec le WWF. Il s'agit de montrer qu'on continue à savoir faire une manifestation populaire mais on sait la mettre en œuvre dans des conditions cohérentes avec les pratiques que nous imposent les changements climatiques", se félicite le maire de Chamonix, Eric Fournier.

En 15 ans, l'UTMB est devenu le rendez-vous des trailers du monde entier, en plus d'un Graal de plus en plus prisé chez les amateurs, venus aussi de tous les endroits de la planète. On compte une centaine de nationalités engagées.

ET l'UTMB n'est pas le seul événement à générer toutes ces problématiques liées à l'environnement. Le trail est en pleine croissance et les courses se multiplient.

AFP/VNA/CVN
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Découvrir les secrets de fabrication des gâteaux de lune

Ban Giôc, les plus grandes chutes d’Asie du Sud-Est Situées dans la province septentrionale de Cao Bang, à la frontière avec la Chine, les chutes de Ban Giôc sont les plus grandes d’Asie du Sud-Est. C’est une destination formidable pour les touristes désireux de sortir des sentiers battus.