12/10/2017 18:05
Lufthansa va reprendre une grande partie de la compagnie en déconfiture Air Berlin, soit 81 avions et 3.000 salariés, a annoncé jeudi matin 12 octobre le patron du géant allemand du transport aérien, Carsten Spohr.
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Deux avions des compagnies Lufthansa (gauche) et Air Berlin (droite) sur le tarmac de l'aéroport de Tegel à Berlin, le 15 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'accord entre Lufthansa et Air Berlin sera signé à 12h00 locales (10h00 GMT) devant notaire, a indiqué M. Spohr. Air Berlin, qui compte au total 144 appareils et 8.500 salariés, s'était fixé jeudi 12 octobre comme date limite pour répartir ses activités entre Lufthansa et la compagnie britannique Easyjet.

Cet arrangement correspond au maximum de ce qu'espérait récupérer Lufthansa. Il vient conclure près de deux mois d'une attente éprouvante pour les salariés depuis qu'Air Berlin s'est déclaré insolvable à la mi-août.

Le montant du chèque proposé par Lufthansa n'a pas été annoncé, mais la presse allemande évoquait ces dernières semaines une proposition de 200 millions d'euros pour reprendre les actifs et 100 millions supplémentaires pour assurer les coûts d'exploitation d'Air Berlin.

Le 20 septembre, M. Spohr avait confié à la presse que sa priorité était "de stabiliser au niveau opérationnel les 38 avions", avec équipages, louées par la première compagnie allemande "depuis quelques mois".

"Par ailleurs, nous partons du principe qu'Air Berlin va sortir du marché (...) et pensons pouvoir croître de 20 à 40 avions à travers ce départ d'un concurrent", soit un maximum d'environ 80 appareils, avait-il ajouté.

Lufthansa, numéro un dans le ciel allemand devant Air Berlin, estimait par ailleurs être à la limite "de ce que pourront accepter les autorités de la concurrence", selon M. Spohr.

Le 25 septembre, Air Berlin avait officialisé son choix du duo Lufthansa-Easyjet pour se partager sa flotte, espérant parvenir à un accord "qui devrait offrir de bonnes perspectives à 80%" des 8.500 salariés.

Mais les détails de la reprise restaient à préciser et Easyjet n'a pas encore communiqué sur le dossier. Le géant européen des vols à bas coût, Ryanair, s'était quant à lui retiré de la course début septembre, s'estimant victime d'un "coup monté" allemand pour privilégier Lufthansa.

AFP/VNA/CVN

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