09/02/2017 09:30
Abdallah El-Hamahmy, l'auteur présumé de l'attaque au Carrousel du Louvre à Paris, a affirmé lundi 6 février avoir voulu mener une action symbolique, sans être téléguidé par le groupe État islamique (EI), mais les enquêteurs le soupçonnent d'être proche des thèses de l'organisation jihadiste.

>>Attaque au Louvre : l'état de santé du suspect se dégrade fortement
 

Photo prise le 5 février au Caire de différents portraits d'Abdallah El-Hamahmy, un Égyptien soupçonné d'être l'auteur de l'attaque à la machette contre des militaires au musée du Louvre à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN


L'Égyptien de 29 ans a été formellement identifié comme Abdallah El-Hamahmy, ont indiqué mercredi des sources proches de l'enquête.

Il a expliqué lundi 6 février avoir "agi de son plein gré", "sans avoir été commandité par le groupe État islamique" lorsqu'il a pénétré dans le Carrousel du Louvre pour, selon lui, mener une action symbolique contre la France, qui était de dégrader des oeuvres du musée avec les bombes de peinture retrouvées dans son sac à dos, selon une autre source proche de l'enquête.

Une version en contradiction avec son arrivée sur les lieux vendredi matin, lorsqu'une machette dans chaque main, il a foncé vers des militaires en patrouille en criant "Allah Akbar". Aux yeux des enquêteurs, ses déclarations faites lundi en garde à vue montrent au contraire qu'"il assume une certaine adhésion aux thèses de l'EI", selon la source.

Le suspect a affirmé vouloir "s'attaquer à un symbole de la France en réaction aux frappes de la coalition internationale qui touchent "les frères en Syrie"".

D'après ses dires, il ne comptait pas s'en prendre aux militaires, présentant les machettes comme des "armes de dissuasion" contre ceux qui l'empêcheraient d'accomplir son action.

Après avoir refusé de s'exprimer, l'homme, grièvement blessé au ventre par des tirs de riposte des militaires lors de son attaque dans la galerie marchande, avait commencé à parler aux enquêteurs lundi lors d'une troisième audition, à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris, où il est soigné.

Mais depuis, son état de santé s'est fortement dégradé, rendant impossible la poursuite des auditions et de sa garde à vue qui a été levée mardi 7 février.

Lorsque son état le permettra, le suspect sera présenté à un juge d'instruction qui pourra l'interroger à nouveau avant une éventuelle mise à examen.

Le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.


 

AFP/VNA/CVN

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