08/09/2016 16:30
L'ONU a déploré mardi 6 septembre, dans un rapport, la poursuite des violences contre les civils en Syrie.
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Paulo Sergio Pinheiro, lors d'une conférence de presse, le 6 septembre à Genève en Suisse. Photo : Xinhua/VNA/CVN

Le rapport, publié par la Commission d'enquête de l'ONU sur la Syrie présidée par Paulo Sergio Pinheiro, condamne notamment les violences "indiscriminées et disproportionnées" contre les civils et les attaques contre les médecins et les centres de santé.

"Des civils et des combattants désarmés continuent d'être portés disparus, pris en otage, torturés et soumis aux violences sexuelles", a indiqué le 6 septembre devant la presse M. Pinheiro, dénonçant notamment les crimes perpétrés à Alep, dans le Nord de la Syrie.

Selon lui, de nombreux acteurs, à l'intérieur comme à l'extérieur de la Syrie, sont responsables de la poursuite du conflit en Syrie.

Il a également condamné "le déplacement forcé" des habitants dans la ville assiégée de Deraya, soulignant que de tels actes ont violé le droit international.

La Commission d'enquête a appelé à renforcer la trêve en Syrie, consolider l'accès sans entrave à l'aide humanitaire et à mieux protéger les travailleurs humanitaires entre autres.

Plusieurs cycles de pourparlers de paix sur la Syrie ont eu lieu à Genève afin de trouver une solution à la crise qui a frappé la Syrie depuis plus de cinq ans.

Mais les négociations se trouvent actuellement dans l'impasse après le dernier round de négociations en avril. Des représentants de l'opposition syrienne avaient quitté la table de négociations pour "protester contre la détérioration de la situation sécuritaire en Syrie".

La Syrie est déchirée depuis 2011 par un conflit qui a poussé au moins la moitié de sa population à quitter leur foyer.

La feuille de route, fixée par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, prévoit une période de 6 mois pour mettre en place un organe de gouvernement et élaborer une nouvelle Constitution, suivie d'une période de 12 mois pour organiser des élections présidentielle et législatives. Le compte à rebours des 18 mois a démarré le 14 mars.

Xinhua/VNA/CVN

 

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