15/06/2021 10:12
Volkan Bozkir, président de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies (AGNU), a demandé lundi 14 juin une action urgente pour lutter contre l'agriculture non durable.
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Le président de la 75e session de l'Assemblée générale des Nations unies, Volkan Bozkir, le 14 juin à New York.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

"Nous devons de toute urgence lutter contre l'agriculture non durable, l'un des principaux moteurs de la désertification, de la dégradation des terres et de la sécheresse", a déclaré le président de l'AGNU, ou PGA, lors du Dialogue de haut niveau de l'Assemblée générale sur la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse, qui a eu lieu au siège de l'ONU à New York.

"J'exhorte les États membres à mener des dialogues nationaux sur la réforme agricole avant le Sommet sur les systèmes alimentaires en septembre", a-t-il déclaré. "Assurer la sécurité alimentaire de 9,7 milliards de personnes d'ici 2050, tout en atteignant les autres objectifs de l'Accord de Paris, ne sera possible que si nous intensifions la restauration et la régénération des terres pour transformer nos systèmes alimentaires", a-t-il ajouté.

Le PGA a averti que la moitié de toutes les terres agricoles sont dégradées et incapables de maintenir une forme de vie, menaçant les moyens de subsistance et la sécurité de plus de trois milliards de personnes.

"La perte de terres saines entraîne l'extinction et intensifie le changement climatique, car les terres saines sont le plus grand puits de carbone au monde", a-t-il également noté.

"Sans changement de cap, la situation ne fera qu'empirer. D'ici 2050, les rendements agricoles mondiaux devraient chuter de 10%, certains subiront même jusqu'à 50% de baisse. Cela entraînera une forte augmentation de 30% des prix alimentaires mondiaux, menaçant les progrès en matière de faim et de nutrition, ainsi qu'une myriade d'objectifs de développement associés", a poursuivi M. Bozkir.

Selon le PGA, plus de la moitié du PIB mondial dépend des ressources terrestres. Si davantage de terres arables sont perdues, des millions d'agriculteurs risquent de sombrer dans la pauvreté, entraînant potentiellement le déplacement de 135 millions de personnes d'ici 2045 et augmentant le risque d'instabilité et de tension.

Xinhua/VNA/CVN

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