09/09/2020 09:22
Le Royaume-Uni a reconnu mardi 8 septembre vouloir revenir sur certains engagements pris à la sortie de l'Union européenne (UE), en violation du droit international, s'exposant à de "graves conséquences" de la part de Bruxelles.
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Le Premier ministre Boris Johnson quitte le 10 Downing Street, le 8 septembre à Londres. Photo : AFP/VNA/CVN

La poussée de tension vient compliquer la reprise mardi 8 septembre de négociations déjà ardues entre Londres et Bruxelles sur leur relation post-Brexit.

La volonté britannique de réviser certaines parties de l'accord encadrant la sortie de l'UE fin janvier dernier, révélée lundi 7 septembre par le Financial Times, a surpris les Européens.

Remontés, ceux-ci ont rappelé à Londres ses obligations et mis en garde sur un coup porté à la "confiance", qui affecterait les négociations en cours.

"Toute tentative par le Royaume-Uni de saper l'accord aurait de graves conséquences", a averti le président du Parlement européen, David Sassoli.

Le chef de la diplomatie irlandais, Simon Coveney, a lui prévenu devant les députés de son pays que "les progrès sur le futur partenariat sont inextricablement liés à l'application totale de l'accord de retrait" de l'UE.

Interrogé par les députés sur les révisions que le gouvernement compte introduire mercredi, le secrétaire d'État pour l'Irlande du Nord Brandon Lewis avait reconnu précédemment que la démarche britannique "viole le droit international d'une manière très spécifique et limitée".

Le gouvernement compte retoucher pour le "clarifier" le protocole prévoyant des arrangements douaniers pour l'Irlande du Nord.

"Aller de l'avant

Les principales étapes du Brexit. Photo : AFP/VNA/CVN

Le Royaume-Uni a formellement quitté l'UE le 31 janvier, près de quatre ans après un référendum historique marquant la fin de 46 ans d'un mariage houleux.

Mais il reste régi par la réglementation européenne jusqu'à fin décembre, période de transition pendant laquelle les deux parties tentent de conclure un accord de libre-échange.

Dans ce climat tendu, une huitième session de négociations s'est ouverte mardi 8 septembre, jusqu'à jeudi 10 septembre. Avant leur démarrage, le négociateur britannique David Frost a appelé l'UE à "faire preuve de plus de réalisme sur le statut de pays indépendant" du Royaume-Uni.

"Nous ne pouvons plus nous permettre de ressasser les mêmes choses" après "six mois de dialogue" a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les négociations butent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable. Le temps presse, Bruxelles voulant un accord d'ici à la fin octobre pour permettre une ratification dans les temps.

Le Premier ministre Boris Johnson a averti de son côté que faute de compromis d'ici au sommet européen du 15 octobre, il se satisferait d'un "no deal" malgré les risques de dégâts économiques en période de crise historique provoquée par la pandémie de nouveau coronavirus.

Il a même estimé lundi 7 septembre que cela représenterait "une bonne issue" permettant au Royaume-Uni de "prospérer" car il aurait "la liberté de conclure des accords commerciaux avec tous les pays du monde".
AFP/VNA/CVN

 
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