30/03/2021 08:26
Une transmission du virus à l'Homme par l'intermédiaire d'un animal infecté par une chauve-souris est l'hypothèse privilégiée par le rapport d'experts internationaux sur les origines du COVID-19.
>>Allègement du confinement en Angleterre, alertes médicales en France
>>Coronavirus : l'OMS met en garde contre une distribution déséquilibrée des vaccins

Des personnes attendent dans le Palais des sports de Lyon (France), transformé en centre de vaccination, le 29 mars.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'AFP a obtenu copie du rapport lundi 29 mars, alors que l'Anglerre entame la deuxième phase de son déconfinement et que l'épidémie inquiète ailleurs en Europe, notamment en France.

S'il ne résoud pas le mystère des origines du SARS-CoV-2, le virus qui provoque le COVID-19, le rapport de l'équipe internationale d'experts chinois et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) juge la transmission du virus à l'être humain par un animal intermédiaire "probable à très probable", et l'hypothèse d'un incident de laboratoire "extrêmement improbable".

Le rapport privilégie la théorie généralement admise de la transmission naturelle du virus d'un animal réservoir (probablement la chauve-souris) à l'humain, par l'intermédiaire d'un autre animal non encore identifié.

La transmission directe du virus via l'animal réservoir est toutefois jugée "possible à probable" par les experts. Ils n'écartent par ailleurs pas l'hypothèse d'une transmission par de la viande surgelée, jugeant ce scénario "possible".

Le rapport recommande de poursuivre des études sur la base de ces trois hypothèses, mais balaie en revanche la possibilité d'une transmission à l'humain lors d'un accident de laboratoire.

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé lundi 29 mars qu'avec le rapport, "toutes les hypothèses sont sur la table et méritent des études supplémentaires et complètes".

Espoir en Angleterre 

Des gens se protègent du COVID-19 avec des combinaisons pendant les célébrations de Holi, la fête des couleurs en Inde, au cours de laquelle il est de tradition de s'asperger de pigments de couleurs, à Kolkata, le 29 mars. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Quinze mois après la détection des premiers cas de COVID-19 fin décembre 2019 à Wuhan (Chine), la pandémie a fait au moins 2,78 millions de morts, selon un bilan établi par l'AFP lundi 29 mars.

Forte de sa campagne massive de vaccination, l'Angleterre a débuté lundi 29 mars la deuxième étape de son déconfinement, autorisant rencontres et sports en extérieur uniquement, tout en appelant à la vigilance.

"Nous n'avons pas nagé depuis le 5 janvier, nous sommes donc extrêmement impatients de revenir nous jeter à l'eau", a confié Jessica Walker, enroulée dans une serviette de bain, au bord de la piscine extérieure d'Hillington (Est). Elle y nage d'habitude tous les jours.

Ailleurs en Europe, la tendance est à la progression de la pandémie.

En France (près de 95.000 morts), le président Emmanuel Macron, partisan d'un confinement en tout dernier recours, est au pied du mur, alors que le monde médical réclame depuis des semaines un nouveau tour de vis sanitaire face à une flambée des contaminations.

Le nombre de malades du COVID-19 en réanimation a dépassé le pic de la deuxième vague à l'automne, et près de 90% des lits de réanimation sont actuellement occupés en France, selon le ministère de la Santé.

Dans des tribunes publiées dans la presse, des médecins hospitaliers ont dit craindre que cela les oblige à trier les patients faute de lits pour les accueillir tous.

Un soignant tenant un flacon du vaccin russe Spoutnik V contre le COVID-19, lors d'une campagne de vaccination à l'hôpital de Cailungo, à Saint-Marin, le 29 mars. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Le service de réanimation de l'hôpital de Saint-Denis, près de Paris, affichait complet lundi 29 mars, avec la moitié des patients de COVID-19 ayant moins de 43 ans, dont deux femmes enceintes. Du "jamais vu", s'alarment les soignants épuisés, qui voient "de plus en plus de jeunes avec des formes graves, et des évolutions rapides de la maladie".

Quant aux écoles, où les cas se multiplient, elles "vont finir par fermer d'elles-mêmes car il n'y aura plus du tout assez d'enseignants pour assurer leur bon fonctionnement", selon la patronne du principal syndicat du primaire, Guislaine David.

L'Allemagne aussi est confrontée à une troisième vague, qui suscite des remous politiques.

La chancelière Angela Merkel a sévèrement rappelé à l'ordre dimanche 28 mars les États-régions, les pressant d'appliquer les restrictions alors que plusieurs Länder ont annoncé des assouplissements.

Armin Laschet, chef conservateur de la région la plus peuplée d'Allemagne, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et principal prétendant à la succession de Mme Merkel dans le parti, s'est fait le porte-parole lundi 29 mars des États régionaux pour défendre leur stratégie contre la pandémie, entrant en rébellion contre la chancelière.

AstraZeneca : méfiance au Canada 

Aux États-Unis, pays le plus endeuillé par la pandémie (au moins 549.335 morts), le président Joe Biden a annoncé lundi 29 mars une accélération de la campagne de vaccination mais lancé dans le même temps une mise en garde : "La guerre contre le COVID-19 est loin d'être gagnée". Il a promis que 90% des adultes américains seraient éligibles au vaccin d'ici le 19 avril.

Un médecin chez un patient malade du COVID-19 à Cuneo (Italie), le 29 mars. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Une étude américaine publiée lundi 29 mars a confirmé l'efficacité des vaccins à ARN messager, tels ceux de Pfizer et Moderna, qui ont démontré une efficacité de 90% contre une infection au coronavirus.

Quant au vaccin d'AstraZeneca, qui fait l'objet de suspicions après des cas graves de formation de caillots sanguins, les autorités sanitaires du Canada recommandent de réserver son administration aux personnes âgées de plus de 55 ans.

Plusieurs pays avaient déjà annoncé la suspension des vaccinations des jeunes avec ce sérum, dont la Suède, la Finlande, l'Islande et la France.

Alléger la dette 

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé lundi 29 mars à la mise en place d'"un nouveau mécanisme" pour soulager la dette des pays les plus pauvres, fragilisés par la pandémie.

Les pays du G20 ont dépensé près de 16.000 milliards d'USD pour relancer leurs économies, mais les pays pauvres ne peuvent pas en faire autant, a-t-il regretté, lançant un "appel à l'action urgente" dans le contexte de la "la pire récession depuis la Grande dépression".

Illustration de cette situation, le Zimbabwe, où les restrictions sanitaires ont aggravé la faim dans les villes. Au moins 2,4 millions de personnes peinent désormais à satisfaire leurs besoins de base en alimentation, a annoncé lundi 29 mars l'ONU.

La pandémie a également accentué les inégalités de genres, "brisé la vie de millions de femmes et de filles et détruit un grand nombre" de leurs acquis, a déploré M. Guterres.

AFP/VNA/CVN

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