11/04/2020 12:40
Tous les contes vietnamiens ne sont pas aussi longs que celui de Tâm et Cám. Aujourd’hui, je vous présente une légende courte mais dont la morale vous fera longtemps songer.
>>Tâm et Cám
>>Un amour féerique
>>Hang Nga, la Déesse de la Lune

Un pont dans le Ciel pour que des amoureux se rejoignent. Photo : CTV/CVN

Cette légende nous ramène aux temps anciens, lorsque les déesses pouvaient tomber amoureuses de simples mortels…

Chuc Nu, l’une des plus belles parmi les filles de l’Empereur de Jade, était la plus adroite et la plus travailleuse. Chaque matin, elle allait rejoindre son métier à tisser sur les bords du fleuve d’Argent, et jusqu’au soir, ses pieds appuyaient sur les pédales tandis que ses mains se renvoyaient la navette fuselée.

Chuc Nu était la seule à habiller tous les immortels de la cour, et c’est pourquoi son métier se mêlait sans relâche au bruit régulier des flots d’argent.

Amour toujours

Tous les jours, le berger Nguu Lang menait paître les troupeaux de l’Empereur le long du fleuve. Tous les jours, il voyait la diligente princesse à sa tâche, et ne se lassait pas d’admirer la perfection de son visage et la grâce de ses mouvements. Or, ce jeune pâtre était si beau que Chuc Nu ne put demeurer longtemps insensible à ses charmes. Nguu Lang et elle filèrent le parfait amour.

Quand l’Empereur de Jade s’aperçût de leur relation, il ne la contraria point, mais exigea seulement que chacun d’eux continue son métier après le mariage.
Cependant, les paysages du Ciel offraient un cadre de rêve aux jeunes amoureux qui négligèrent complètement leurs travaux d’autrefois devenus sans attraits. Livrés à eux-mêmes, les troupeaux vagabondaient à travers les champs du Ciel. Le métier à tisser ne faisait plus résonner son chant et les araignées venaient y tisser leurs toiles.

Alors, l’Empereur de Jade se montra aussi sévère qu’il fut bon. Il sépara les deux époux, qui durent reprendre leurs occupations, chacun d’un côté du fleuve d’Argent. Depuis lors, tous deux regardent par-dessus la nappe lumineuse: loin l’un de l’autre, ils ne cessent de penser l’un à l’autre.

Le 7e mois lunaire est le mois des pluies persistantes. Photo : CTV/CVN

Une fois par an, il leur est permis de se rencontrer : au 7e mois lunaire qui s’appelle aussi le mois des pluies persistantes. En effet, chaque fois qu’ils se rencontrent, Nguu Lang et Chuc Nu versent des larmes de joie : ils pleurent de nouveau quand vient le moment de se séparer. C’est pourquoi, les pluies tombent si abondamment au 7e mois.

Par une nuit claire, en levant les yeux vers les étoiles, vous distinguerez une immense bande blanchâtre qui traverse en écharpe la voûte du Ciel. C’est le fleuve d’Argent. Sur chacune de ses rives, vécurent les deux époux, séparés l’un de l’autre par l’Empereur de Jade.

Si vous allez à la campagne à cette époque de l’année, observez l’absence des corbeaux : ils sont montés au Ciel pour porter le pont qui permet aux époux de se rejoindre. C’est aussi l’occasion d’une grande fête, la célébration des retrouvailles qui est souvent comparée à la Saint-Valentin occidentale.
La fête de l’amour éternel !

Ông Ngoai/CVN 


 
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