11/09/2016 07:26
Ayaka Miyauchi est un petit bout de femme, et pourtant : sacrée six fois championne du monde de Muay Thaï, elle a pris d’assaut il y a près de dix ans cet art martial thaïlandais, qu’elle aborde à sa façon, empreinte de culture samouraï.
>>Un tournoi de Muay-thai à Hô Chi Minh-Ville

Ayaka Miyauchi prend la pose avec ses ceintures de championne du monde.
Photo :  AFP/VNA/CVN

Du haut de son 1,57 m et de ses 46 kilos, cette Japonaise de 33 ans, «Little Tiger» au combat, terrasse ses adversaires avec rage, mais elle insiste : «Un vrai champion se définit aussi par son comportement en dehors du ring».

Son inspiration spirituelle, c’est le Bushido (littéralement «la voie du guerrier»), code moral des samouraïs. «Bien que je sois une femme, je veux m’imprégner de cet état d’esprit», confie-t-elle à l’AFP dans un entretien à Tokyo.

«Ma devise, c’est me vaincre d’abord», explique la boxeuse, portant un T-shirt vert frappé de six étoiles, une pour chacune de ses couronnes mondiales.

Elle s’entraîne dans un discret local situé au fond d’une petite rue de la capitale japonaise, à quelques kilomètres à peine de l’endroit où James «Buster» Douglas mit un terme au règne de Mike Tyson en 1990.

Le Muay Thaï, sport national en Thaïlande où Ayaka Miyauchi a droit aux honneurs d’une star, reste largement méconnu au Japon, qui compte seulement une dizaine de milliers d’adeptes, professionnels et amateurs.

Envie de présenter le Muay Thaï au Japon

Ayaka Miyauchi (gauche) en plein entraînement dans sa salle à Tokyo.  
Photo : AFP/VNA/CVN

Il faut dire que la prime n’est pas de nature à encourager les vocations, et que cet art très complet, qui passe par la maîtrise des techniques de poings, coudes, jambes, genoux, n’est pas exempt de risques.

Tout aussi renommée soit-elle dans le métier, «Little Tiger» gagne à peine 300.000 yens (2.600 euros) par combat, une somme modique au regard des fortunes perçues par les vedettes de la boxe.

Alors elle s’est donné «une mission» : «introduire le Muay Thaï au Japon à ma manière. Je veux que plus de Japonais le connaissent», dit-elle.

Ayaka Miyauchi a fait ses premiers pas dans les arts martiaux à l’âge de 5 ans par le biais du karaté. Après une brève expérience d’assistante dentaire, elle décide de se tourner vers la boxe thaïlandaise et devient vite réputée pour son coup de pied, à vous en décrocher la mâchoire...

Depuis ses débuts professionnels en 2007, la pugiliste a cumulé 27 victoires, dont neuf par K-O, pour 15 défaites et quatre nuls.

«Ses coups sont très puissants. Elle a toutes les armes et frappe presque aussi fort qu’un homme», commente Don, 45 ans, qui la supervise. «J’ai entraîné plusieurs combattantes femmes jusqu’à aujourd’hui, mais je peux vous dire que c’est de loin la meilleure».

L’intéressée, quant à elle, refuse de fanfaronner. «C’est un peu comme jouer à chat perché : si on me touche, c’est perdu. Il s’agit juste de bien maîtriser l’esquive», assure-t-elle. «À partir de là, rien ne me fait peur».

AFP/VNA/CVN

 
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