26/03/2017 08:24
La littérature de jeunesse fait figure depuis longtemps de genre à fort potentiel. Pourtant, les œuvres destinées aux enfants demeurent rares et d’une qualité médiocre au Vietnam.
>>La littérature enfantine cherche à écrire un nouveau chapitre

La littérature de jeunesse est en quête de nouvelles œuvres, plus attrayantes et faisant davantage sens. Bui Phuong/CVN

Les livres vietnamiens pour la jeunesse publiés l’année dernière se présentent, en quelque sorte, comme exotiques en ne représentant que 20% des publications pour enfants de 2016.

Les œuvres littéraires pour enfants au Vietnam sont, en bonne partie, étrangères. En outre, les ouvrages vietnamiens les plus populaires restent principalement les plus anciens, appréciés par des générations et des générations de lecteurs, tels Dê mèn phiêu luu ky (Les aventures du grillon) de Tô Hoài, Dât rung phuong Nam (La terre et la forêt du Sud) de Doàn Gioi, Quê nôi (La province natale de mon papa) de Vo Quang, en passant par une série d’œuvres de Nguyên Nhât Anh dont Kinh van hoa (Kaléidoscope), Con cho nho mang gio hoa hông (Le chien portant une corbeille de roses)...

Cette relative rareté des œuvres vietnamiennes pour la jeunesse inquiète les parents : «J’achète souvent des livres pour mon enfant dans des librairies des éditions Kim Dông. Il est clair que les ouvrages de qualité sont rares, seuls quelques auteurs excellant dans ce genre, ce qui limite les choix comme les possibilités», explique Nguyên Thu Nga, de l’arrondissement de Hà Dông, à Hanoï.

Il est difficile de faire un bon livre

Selon la plupart des amateurs de livres pour la jeunesse, en faire un qui plaise aux jeunes est difficile, les auteurs ayant, par définition, passé le temps de l’enfance. En écrivant, on tente de se souvenir de son enfance, mais souvent les enfants d’aujourd’hui sont déjà bien différents de ceux d’autrefois, dans leurs centres d’intérêt, leurs préoccupations, comme dans leur psychologie.

Pour ne rien arranger, la rémunération de tels auteurs dans les cas d’œuvres de commande est faible, ce qui limite les candidats et conduit à considérer nécessaire un soutien financier pour espérer un développement du genre au Vietnam.

Les écrivains qui se lancent dans le genre ne sont pas nombreux. En dehors de Nguyên Nhât Anh, il y a aussi Lê Huu Nam, Phuong Huyên, Dinh Thi Thu Hang, Dan Thy et Dô Nhât Nam, dont les œuvres, plus ou moins connues, demeurent toutefois limitées en termes de profondeur du thème.

Ce manque de livres pour enfants pèse sur la littérature de jeunesse vietnamienne. Afin d’améliorer la situation, il faudrait faire intervenir des organismes et accorder un appui financier, et susciter les auteurs potentiels, en organisant, par exemple, davantage de concours.

Mai Quynh/CVN
 
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