25/06/2017 15:11
Le gouvernement italien s'apprête à sauver deux banques vénitiennes au bord de la faillite grâce à l'aide du groupe Intesa Sanpaolo et à un investissement public d'environ 10 milliards d'euros.
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Le gouvernement italien s'apprête à sauver deux banques vénitiennes au bord de la faillite grâce à l'aide du groupe Intesa Sanpaolo et à un investissement public. Photo : AFP/VNA/CVN

Dans un communiqué diffusé tard le soir du vendredi 24 juin, le ministère des Finances a annoncé que le gouvernement allait se réunir "pendant le week-end pour adopter les mesures nécessaires, afin d'assurer que l'activité bancaire soit pleinement opérationnelle, avec la protection de tous les détenteurs de comptes courants, de dépôts et d'actions senior".

Après une série de discussions avec les autorités européennes, ces dernières ont annoncé le soir du vendredi 24 juin que la liquidation de Banca Popolare di Vicenza et Veneto Banca, serait menée en Italie et non par un mécanisme européen, permettant ainsi l'intervention du gouvernement à Rome.

Ce plan tourne autour de deux points. D'une part, la cession à Intesa Sanpaolo des activités saines des deux banques "de manière à permettre le matin du lundi 26 juin l'ouverture normale des guichets des banques vénitiennes, sans aucune discontinuité", écrit samedi 25 juin le Corriere della Sera, principal quotidien de la péninsule. D'autre part, la création d'une "bad bank" pour les crédits détériorés dont les créances douteuses risquant de ne jamais être remboursées.

Le coût de l'opération pour les caisses de l’État est estimé "entre 8 et 10 milliards d'euros" selon le Corriere, tandis que le quotidien La Repubblica avance une fourchette "de 10 à 12 milliards d'euros".

Le gouvernement italien devrait prendre ainsi à sa charge non seulement les crédits détériorés mais aussi le départ de 3.500 à 4.000 personnes: des licenciements sont prévus au sein des deux banques vénitiennes mais aussi un grand nombre de départs en pré-retraites, y compris au sein d'Intesa San Paolo, selon la Repubblica.

Euro symbolique

La grande banque italienne Intesa Sanpaolo s'était dite mercredi 21 juin disponible à acquérir certains actifs des deux banques vénitiennes en difficulté, mais à des conditions précises.

Dans un communiqué, Intesa avait indiqué que son conseil d'administration avait exprimé, à l'unanimité, sa disponibilité à "acquérir certains actifs et passifs" des banques Banca popolare di Vicenza et Veneto Banca, pour une "somme symbolique", un euro selon les médias italiens, et à condition que cela n'affecte pas son ratio de fonds durs propres (CET1) ni sa politique de dividendes.

La banque a en outre exclu toute augmentation de capital. Intesa avait précisé que le périmètre qui l'intéressait excluait les crédits détériorés et les obligations subordonnées émises.

Le président de Confindustria, le syndicat du patronat italien, Vincenzo Boccia, a qualifié samedi la proposition d'Intesa Sanpaolo d'"offre de bon sens" visant à éviter "l'anxiété au sein du système économique".

Les banques italiennes ont focalisé l'attention l'an passé, suscitant l'inquiétude des investisseurs. Des signes de redressement sont depuis survenus, avec le succès par exemple de la politique de restructuration engagée par UniCredit, mais les banques vénitiennes apparaissent comme un des éléments majeurs de fragilité.

La banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS), qui avait concentré les regards et les inquiétudes, devrait de son côté être nationalisée dans les prochaines semaines, mais elle doit encore trouver un accord avec Bruxelles sur les suppressions d'emplois à mener dans le cadre de son plan de relance.

AFP/VNA/CVN
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Quy Nhon, miracle de la nature J’adore les voyages et souhaiterais découvrir le monde en dehors des manuels et théories que j’ai appris à l’école. Voulant faire de ma vie une véritable aventure, j’ai commencé le récit de mon voyage, durant l’été 2018, à Quy Nhon (province de Binh Dinh, Centre).