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10/02/2021 07:07
Lors des premiers jours du Têt, vous souhaitez des lieux "à l’écart du monde", assouvir votre foi ou tout simplement retrouver la tranquillité de l’âme ? Le tourisme spirituel répondra à tous ces besoins.

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Monastère de Truc Lâm Bach Ma, dans la province de Thua Thiên-Huê (Centre).
Photo : Hô Câu/VNA/CVN

Le tourisme religieux signifie, dans un contexte touristique, les visites que les voyageurs de diverses convictions religieuses effectuent dans des lieux saints. Loin d’être l’apanage des seuls pèlerins, il fait de plus en plus d’adeptes. Selon les experts, si le voyage est un phénomène moderne, le tourisme spirituel se pose comme une mutation post-moderne et plurielle de la pratique du pèlerinage vers les lieux sacrés.

Depuis des dizaines d’années, le tourisme de la foi est devenu une nouvelle tendance au Vietnam, qui va de pair avec le développement de la société. Il constitue l’un des segments ayant connu la plus forte croissance, apportant des contributions considérables au tourisme national. Ses bénéfices vont au-delà du simple ordre économique, puisque les valeurs qu’il véhicule contribuent aussi à la vie sociale.

Une autre façon de visiter le pays

Au lieu de fêter le Têt à domicile, nombreuses  sont les familles qui considèrent le Nouvel An lunaire comme l’occasion de voyager vers des destinations inconnues. Les voyagistes, à côté de leurs circuits traditionnels, proposent des tours vers des sites religieux tels que temples et pagodes.

Vietravel propose ainsi des circuits à l’intérieur du pays, d’un à deux jours, au prix de 500.000 dôngs. Parmi les lieux appréciés des touristes : pagodes Dâu,  But Thap et temple Dô, dans la province de Bac Ninh ; temple des rois Trân,  Phu Giày, pagode Keo, à Nam Dinh ; Yên Tu, temple de Cua Ông, pagode Ba Vàng, à Quang Ninh (Nord).

À la pagode Linh Ung, dans la ville de Dà Nang (Centre).
Photo : VNA/CVN

Au Vietnam, le tourisme religieux recèle de fortes potentialités compte tenu des près de 8.000 fêtes traditionnelles recensées,  des 40.000 temples, pagodes, mausolées, tombeaux et autres sites dans l’ensemble du pays, où se tiennent régulièrement des activités religieuses de culte, d’hommage, de prières… étroitement liées à l’identité culturelle du pays. Avant l’apparition du COVID-19, le tourisme sacré attirait presque la moitié des visiteurs domestiques. On estime que chaque année, 40-45% des touristes vietnamiens voyagent à des fins spirituelles.

Certains sites religieux incontournables ont accueilli entre les 5e et 7e jours du 1er mois lunaire 2020 un nombre important de "pèlerins", notamment à la pagode des Parfums (Chùa Huong), en banlieue de Hanoï (150.000 personnes) et à celle de Bai Dinh, province septentrionale de Ninh Binh (200.000). Pourtant, la pandémie a lourdement impacté le tourisme national, et le tourisme spirituel n’a pas été épargné par ce tsunami. 

Selon l’Administration nationale du tourisme du Vietnam, au cours des deux premiers trimestres 2020, le tourisme national a perdu de 6 à 7 milliards d’USD de recettes. Pendant plusieurs mois de confinement, les sites religieux ont été fermés et les fêtes annulées afin de respecter les règles de lutte contre le coronavirus.

Mesures pour fortifier la filière

Les Vietnamiens ont un grand besoin de visiter les lieux sacrés.
Photo : VNP/VNA/CVN

Le doyen du Département de la culture touristique de l’Université de la culture de Hanoï (HUC), Duong Van Sau, estime que "la stratégie de développement du tourisme de n’importe quel pays se penche toujours sur les besoins et habitudes de voyage des habitants. Le Vietnam a une population qui vient de dépasser le cap des 97 millions d’habitants, pour qui la vie spirituelle est de plus en plus importante. Ils recherchent des lieux touristiques répondant à leurs besoins de détente mais aussi d’exploration des us et coutumes locales et des lieux spirituels".

De ce fait, il est nécessaire de prendre des mesures et d’investir afin de dynamiser le tourisme de la foi. Son développement doit aussi aller de pair avec la protection des ouvrages religieux. En parallèle, il est également important d’améliorer les services touristiques, les infrastructures routières, l’hôtellerie-restauration ainsi que les ressources humaines, notamment.

My Anh/CVN
         

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