01/08/2018 09:11
Face à la chute libre de sa monnaie à l'approche de la réimposition de sanctions américaines, l'Iran a lancé une campagne contre la corruption et procédé à une soixantaine d'arrestations pour tenter de stopper la spéculation.

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Un homme tient une liasse de rials iraniens dans un commerce de Téhéran, le 31 juillet. Photo: AFP/VNA/CVN


Le rial a encore dévissé mardi 31 juillet face au dollar, perdant 18% de sa valeur en deux jours. Il fallait ainsi 119.000 rials pour obtenir un dollar américain sur le marché parallèle, contre 100.000 dimanche 29 juillet.

Depuis le début de l'année, le rial a perdu près des deux tiers de sa valeur: le 1er janvier, il suffisait de 42.900 rials pour obtenir un dollar. Beaucoup accusent le retour prévu le 6 août des sanctions américaines, décidé par l'administration de Donald Trump après son retrait d'un accord historique sur le nucléaire iranien.

La Banque centrale a estimé lundi 30 juillet que la volatilité de la devise nationale était due à "la conspiration des ennemis", un argument habituel dans le discours officiel mais qui, dans le contexte actuel, s'approche de la réalité.

En effet, les États-Unis et ses alliés arabes du Golfe sont engagés dans "une campagne de pression maximale" contre le gouvernement iranien. Les Émirats arabes unis œuvreraient même à freiner l'offre de dollars en Iran, poussant les prix vers le haut, selon une rumeur circulant chez de nombreux Iraniens.

L'impact des pressions externes se fait ressentir en raison de la corruption et de la mauvaise gestion de l'économie, estiment des analystes. Les autorités semblent prendre conscience de la crise. Ce week-end, l'autorité judiciaire a annoncé 60 arrestations pour fraude et tentative d'atteinte au système bancaire.

Plusieurs personnes arrêtées entretenaient des liens directs avec le gouvernement, qui leur ont permis par exemple d'importer illégalement des voitures de luxe, a indiqué le porte-parole de l'autorité judiciaire, Gholam Hossein Mohseni-Ejeie. Ils risquent la peine de mort pour "corruption sur Terre", chef d'accusation le plus grave en Iran.

AFP/VNA/CVN

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