05/02/2018 11:58
Les services de sécurité irakiens ont publié dimanche 4 février, pour la première fois, les noms des 60 personnes les plus recherchées pour appartenance au groupe État islamique (EI), à Al-Qaïda ou au parti Baas de Saddam Hussein.
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Un Irakien consulte une liste des 60 noms de "terroristes" recherchés, publiée par les services de sécurité irakiens, à Bagdad le 4 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

On y trouve 28 cadres de l'EI, 12 d'Al-Qaïda et 20 baassistes, avec leurs noms, leurs fonctions dans ces organisations, les crimes dont ils sont accusés et, dans la majorité des cas, leurs photos. Toutes ces personnes sont Irakiennes sauf un Libanais, Maan Bachour, accusé d'avoir recruté des concitoyens pour combattre en Irak.

Le nom d'Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l'EI, ne figure étrangement pas sur la liste. Interrogé par l'AFP, un haut responsable des services de sécurité s'est refusé d'en donner la raison.

"Il s'agit des terroristes les plus recherchés par les autorités judiciaires et les services de sécurité. C'est la première fois que nous publions ces noms qui, jusqu'à présent, étaient secrets", a indiqué la source, précisant que d'autres noms seront publiés plus tard.

Les personnes apparaissant sur la liste des jihadistes de l'EI furent des cadres à Mossoul et dans la province de Ninive (Nord), ainsi que dans les provinces de Kirkouk, Diyala et Anbar, selon le document consulté par l'AFP.

L'EI s'était emparé de ces larges territoires au nord et à l'ouest de Bagdad lors d'une offensive éclair en 2014 avant d'en être chassé progressivement à la faveur d'une contre-attaque menée par les force de sécurité irakiennes appuyées par la coalition internationale sous commandement américain.

Ces jihadistes sont accusés de meurtres, attentat à l'explosif, attaques contre les force de sécurité et financement et acheminement d'armes à l'EI. Parmi eux se trouve notamment Farès Mohammad Younès al Maola, "wali" (gouverneur) de l'EI pour une région dans le Nord-Ouest de l'Irak, ainsi que Saddam Hussein al Joubouri, l'"émir" d'une "wilaya" (région) au sud de Mossoul.

AFP/VNA/CVN

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