06/12/2015 08:05
En 2012, ils étaient 18 à avoir validé leur billet pour les Jeux olympiques de Londres. Du jamais vu dans l’histoire du sport vietnamien. Il sera difficile de faire aussi bien pour la prochaine édition, en 2016 à Rio de Janeiro. En cause : les blessures, qui se multiplient...
>>Où en est le plus grand espoir du Vietnam des JO 2016 ?
>>Cinq haltérophiles vietnamiens aux Championnats du monde 2015

Plusieurs sportifs «cibles» du pays, comme la gymnaste Phan Thi Hà Thanh, sont actuellement blessés. Photo : Quôc Khanh/VNA/CVN

En vue des Jeux olympiques (JO) de Rio de Janeiro, en 2016 au Brésil, les instances sportives vietnamiennes ont décidé de concentrer leurs efforts dans cinq disciplines que sont l’athlétisme, la natation, la gymnastique artistique, l’haltérophilie et le tir. Leur mission : parvenir à 15 qualifications pour ces jeux, avec au moins un tiers de médaillés.

La barre a été fixée très haut, peut-être trop. En effet, plusieurs sportifs «cibles», à savoir les plus grands espoirs de médaille du pays, sont actuellement en convalescence blessés. À environ huit mois du début des épreuves, seuls trois Vietnamiens sont d’ores et déjà qualifiés pour la plus belle compétition du monde : la nageuse Nguyên Thi Anh Viên et les tireurs Hoàng Xuân Vinh et Trân Quôc Cuong.

S’aligner coûte que coûte

«C’est vrai. Plusieurs sportifs ayant la possibilité de s’illustrer aux JO comme Phan Thi Hà Thanh, Pham Phuoc Hung (gymnastique artistique), Thach Kim Tuân (haltérophilie) sont actuellement blessés ou pas encore remis à 100%. Chaque année, ces sportifs participent à maintes compétitions. Il faut bien comprendre qu’il n’est pas possible pour eux de déclarer systématiquement forfait pour les grands championnats ou d’interrompre de longues semaines l’entraînement afin d’être soignés et de recouvrer l’intégralité de leurs moyens», explique Trân Duc Phân, directeur général adjoint du Département général de l’éducation physique et des sports.

Pour l’heure, seuls trois Vietnamiens sont qualifiés pour les Jeux olympiques de Rio de Janeiro, en 2016. Photo : CTV/CVN

En gymnastique artistique, tous les membres de l’équipe nationale ont, a minima, des courbatures après une séance. «Je suis si fatiguée ! Mon corps me fait mal, tout le temps. Je ne souhaite qu’une seule chose : dormir correctement», confie Phan Thi Hà Thanh. Cette icône de la gymnastique vietnamienne s’est blessée gravement avant les 28e Jeux sportifs d’Asie du Sud-Est (SEA Games 28), disputés en juin à Singapour. Un coup du sort qui a eu un effet dévastateur sur ses performances aux Championnats du monde 2015, où elle n’a remporté aucune médaille. Le tournoi préolympique, disputé en avril 2016, sera donc pour elle la dernière opportunité de se qualifier pour les Jeux.

«Me faire opérer et mettre définitivement cette blessure derrière moi me ferait manquer à coup sûr les JO 2016, avec la convalescence et la rééducation qui prendraient de longs mois. De plus, quand un gymnaste stoppe trop longtemps l’entraînement, les fibres musculaires et les articulations se raidissent, avec pour conséquence une perte de souplesse, essentielle», continue-t-elle.

«Nous avons besoin de soins spécialisés pour aider les athlètes à mieux récupérer après une blessure. Il est aussi nécessaire d’appliquer des méthodes adaptées au niveau nutritionnel, mais aussi médical. En gymnastique artistique, les sportifs ne bénéficient de ce suivi que quelques mois avant les grandes compétitions», regrette le coach Truong Tuân Hiên.

Une médaille de bronze pour le Vietnam

En haltérophilie, le plus grand espoir du pays, Thach Kim Tuân, revient d’une double blessure au dos et au genou. Pour l’heure, il n’est remis qu’à 80%, ce qui ne l’empêche pas de disputer les Championnats du monde, organisés du 19 au 28 novembre à Houston, États-Unis, en vue du précieux sésame pour Rio. Le Vietnamien a réussi à soulever un total de 287 kg pour finir à la 3e place de la catégorie des moins de 56 kg.

De plus, l’haltérophile figure dans la liste des athlètes vietnamiens bénéficiant de la politique d’investissement appliquée par les instances sportives nationales, afin de briller au plus haut niveau. Ces athlètes sont et seront envoyés à étranger suivre des stages d’entraînement intensifs.

«La délégation sportive vietnamienne a pour objectif de remporter un titre olympique l’année prochaine. Cependant, peu sont capables d’y prétendre», estime Trân Duc Phân. Et de conclure : «Si nous pouvons résoudre les problèmes concernant les préparatifs, l’amélioration de la performance tout en évitant que nos athlètes se blessent à l’entraînement, nous pourrons briller aux JO de Rio de Janeiro».      

Environ 78 millions de dollars pour les SEA Games 2021

«L’organisation des Jeux d’Asie du Sud-Est en 2021 au Vietnam nécessitera un budget de 1.757 milliards de dôngs (78 millions de dollars)», selon le directeur général adjoint du Département général de la gymnastique et des sports, Trân Duc Phân.

«Le plan directeur sur l’organisation de cet événement a été parachevé et soumis au gouvernement», a-t-il annoncé, ajoutant que le coût précis sera rendu public une fois le plan approuvé.

Trân Duc Phân a indiqué que sur cette somme, 803 milliards de dôngs (plus de 35 millions de dollars), seraient destinés à la réfection et à la modernisation des stades et gymnases de Hanoi et des provinces avoisinantes, le pays ne comptant pas construire de nouveaux ouvrages pour cet événement sportif régional.

Le Vietnam devra procéder à son inscription officielle en avril 2016 auprès de la Fédération des Jeux d’Asie du Sud-Est pour devenir le pays organisateur des SEA Games 2021. Si le Vietnam accueille cet événement, il proposera de 30 à 36 disciplines en privilégiant les sports olympiques.
     
Phuong Nga/CVN
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