06/09/2014 15:49
À partir de 2018, selon un engagement propre à la zone de libre-échange au sein de l’ASEAN (AFTA), la taxe d'importation sur les automobiles en provenance des pays de la région aséannienne sera supprimée. Cela laisse aux constructeurs automobiles du Vietnam un laps de temps très court pour s’adapter à cette mesure.

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Malgré l’appui de politiques préférentielles, l'industrie automobile vietnamienne peine à se développer. Le rapport de localisation jusqu'à présent stagne à une moyenne d'environ 7% à 10% pour les voitures et 35% à 40% pour les véhicules utilitaires. Ces chiffres s’appliquent aux principales étapes de construction : soudage, montage et peintures.

Dans l'usine de Ford Vietnam à Hai Duong (Nord). Photo : Trân Viêt/VNA/CVN


Actuellement, les prix sont très élevés par rapport à d'autres pays de la région. Selon les estimations, on constate que les coûts de production automobile au Vietnam sont d'environ 20% plus élevés que dans certains pays de l'ASEAN, en raison d’une production limitée, la plupart des lignes d'assemblage ne fonctionnant qu'à 50% de leur capacité.

Le marché automobile domestique est trop restreint et la production de voitures assemblées oscille, selon les estimations, entre 100.000 et 120.000 unités par an tous modèles et types de véhicules confondus. Conséquence de quoi il demeure difficile d’attirer des investisseurs pour la production d’accessoires et de pièces détachées.

On estimait que des projets mixtes pourraient atteindre des taux de localisation de 60% en 2010. Aujourd’hui, force est de constater que l’on est très loin du compte. Par exemple, Toyota aurait dû atteindre un taux de localisation d'environ 30% en 2006, or il tourne aujourd’hui autour de 7%. D’autres entreprises mixtes sont dans le même cas comme Suzuki, qui a atteint un peu plus de 3% et Ford Vietnam à 2%.

Saisir la demande du marché

Le salon Vietnam Motor Show 2013. Photo : Thê Anh/VNA/CVN


Selon Nguyên Manh Quân, chef du Département de l'industrie lourde du MIC, la population vietnamienne en 2020 devrait dépasser les 100 millions d’habitants. La qualité de vie et les revenus devraient progressivement progresser. Il en va de même pour les conditions de transport et de circulation. Ce sont des signes qui devraient encourager l’utilisation massive des véhicules à quatre roues. Ainsi, il est prévu dans un nouveau plan couvrant la période 2014-2020 de sélectionner des véhicules stratégiques de moins de 9 places. Les productions seront multipliées et de meilleures coopérations seront mises en œuvre entre les ministères concernés par le développement de l'industrie automobile.

Afin d’améliorer la compétitivité de l'industrie automobile, de nombreux experts estiment que deux éléments sont indispensables : le marché et la mise en place de politiques visant à promouvoir, d'une part, la réduction des taxes et, d’autre part, encourager les entreprises à développer les industries de soutien à travers des études spécifiques. Dans le domaine de l’automobile, on recense 4.000 à 5.000 accessoires, ainsi est-il nécessaire de dresser un inventaire de l'état actuel de l'industrie de la mécanique au Vietnam pour fabriquer accessoires, pièces détachées et autres.

Enfin, la recherche de financement est omniprésente, mais les entreprises privées sont pour la plupart de petite taille et ne disposent pas de ressources financières suffisantes pour investir massivement. Ainsi, c’est l'État qui devrait soutenir des prêts tout en assurant les livraisons en temps et en heure.

Selon le nouveau plan, en 2020, le taux de localisation devra être de 30-40%. De nombreux experts indiquent qu’il est tout à fait possible d’y parvenir, à condition de tabler sur des gammes de voiture à prix moyen et de passer des accords avec les principaux fabricants.

Minh Thu/CVN


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