12/02/2020 18:11
Les autorités indonésiennes ont affirmé ne pas avoir l’intention de rapatrier leurs quelque 700 ressortissants qui ont rejoint le groupe jihadiste État islamique (EI) au Moyen-Orient, sauf peut-être quelques enfants, par peur de compromettre la sécurité du pays.

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Des policiers indonésiens montent la garde, en mai 2019.
Photo : AFP/VNA/CVN


La question de 700 ressortissants qui ont rejoint le groupe jihadiste État islamique (EI) au Moyen-Orient a fait l’objet de débats virulents dans le pays qui compte la plus importante population musulmane au monde alors que le président Joko Widodo s’est prononcé contre le rapatriement des jihadistes et de leurs familles partis en Syrie ou dans d’autres pays.

"Nous avons décidé que le gouvernement devait fournir des garanties de sécurité aux 267 millions de citoyens indonésiens", a déclaré mardi soir 11 février le ministre coordinateur de la Sécurité, Mahfud MD, à l’issue d’une rencontre avec le président près de la capitale Jakarta.

"Si ces combattants terroristes étrangers revenaient à la maison, ils pourraient devenir un virus dangereux", a-t-il ajouté.

Les 689 Indonésiens concernés, dont un grand nombre de femmes et enfants, bloqués au Moyen-Orient ne seront donc pas autorisés à retourner chez eux.

Le gouvernement pourrait néanmoins rapatrier des enfants âgés de 10 ans ou moins "au cas par cas", a-t-il ajouté.

Les partisans d’un rapatriement soulignent qu’il est préférable de récupérer ces Indonésiens et de les déradicaliser, faute de quoi ils pourraient être instrumentalisés par des groupes extrémistes.

"Si ce n’est pas bien géré par le gouvernement, il y a une possibilité qu’ils soient utilisés par des groupes puissants qui pourraient menacer l’Indonésie ou d’autres pays", a souligné l’expert en terrorisme Taufik Andrie.

L’Indonésie a été la cible de plusieurs attentats sanglants ces dernières années attribués à des jihadistes proches de l’EI.

En mai 2018, le mouvement extrémiste islamiste Jamaah Ansharut Daulah (JAD) a orchestré une série d’attentats contre des églises à Surabaya, deuxième ville d’Indonésie dans l’est de l’île de Java, qui ont tué une vingtaine de personnes dont des auteurs.

Ces attaques ont marqué les esprits car des familles entières, dont deux filles de 9 et 12 ans, ont été impliquées dans ces attentats kamikazes.

L’an dernier, deux extrémistes ont blessé grièvement à l’arme blanche le ministre indonésien de la Sécurité, Wiranto, qui a survécu à l’attaque.


VNA/CVN

 

 


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