13/04/2021 10:00
L'Inde a dépassé lundi 12 avril le Brésil en tant que deuxième pays le plus touché par le COVID-19, en enregistrant un nouveau record de plus de 168.000 nouvelles contaminations par jour.
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Une zone de test  du COVID-19 à New Delhi, en Inde, le 9 avril.
Photo : Xinhua/VNA/CVN

Le vaste en Inde, pays de 1,3 milliard d'habitants, a enregistré une augmentation rapide des nouvelles contaminations ces dernières semaines, portant le nombre total de cas à 13,5 millions, contre 13,48 millions enregistrés au Brésil.

Les experts soulignent que les foules d'individus qui se pressent la plupart du temps sans masque, à l'occasion notamment de rassemblements politiques dans les États où ont lieu des élections, ou de festivals religieux favorisent la recrudescence des contaminations.

"Le pays entier a été complaisant - nous avons autorisé les rassemblements sociaux, religieux et politiques", a déclaré Rajib Dasgupta, professeur de santé à l'Université Jawaharlal Nehru, "plus personne ne faisait la queue (pour respecter la distanciation physique)".

Le pays a enregistré plus de 873.000 contaminations ces sept derniers jours - une augmentation de 70% par rapport à la semaine précédente, selon les données compilées par l'AFP.

En comparaison, le Brésil a enregistré un peu plus de 497.000 cas, avec une tendance à la hausse de 10% par rapport à la semaine précédente.

Les États-Unis, pays le plus touché, ont signalé un peu moins de 490.000 cas, avec une tendance à la hausse de 9%.

Des mesures drastiques

Le pic enregistré en Inde, après un recul spectaculaire à 9.000 contaminations quotidiennes seulement au début du mois de février, a conduit de nombreux États et territoires gravement touchés à imposer des restrictions de déplacements et d'activités.

L'État le plus riche d'Inde, le Maharashtra, principal foyer de contaminations, a imposé la semaine dernière un confinement lors des weekends et un couvre-feu nocturne. Mais l'État, qui abrite la capitale économique Bombay, a prévenu qu'un confinement total - mesure drastique que le gouvernement fédéral et les gouvernements des États cherchent à tout prix à éviter pour protéger l'économie déjà dévastée - pourrait être instauré dans les prochains jours si les contaminations continuent d'augmenter.

Un policier demande à une femme de porter un masque de protection contre le coronavirus, le 12 avril à Hyderabad, en Inde.
Photo : AFP/VNA/CVN

"La solution est que chacun reste chez soi pendant deux mois et que l'on mette fin à cette (pandémie) une bonne fois pour toutes", a estimé Rohit, 28 ans, serveur dans un restaurant populaire de Bombay, originaire de l'État du Pendjab, dans le nord du pays. "Mais le public n'écoute pas. Personne ne suit les règles dans le restaurant (...) Si nous disons aux clients de porter des masques, ils sont impolis et irrespectueux envers nous", ajoute-t-il.

Le ministre en chef de la capitale indienne New Delhi, où un couvre-feu nocturne est actuellement en vigueur, a déclaré dimanche que 65% des nouveaux malades du COVID-19 avaient moins de 45 ans.

AFP/VNA/CVN

 
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