12/04/2020 16:09
Aaron Katebe et ses coéquipiers africains ont fait du Real Cachemire une équipe qui compte dans le Championnat d'Inde de football. Condamnés à l'inactivité par la pandémie de coronavirus, ils sont aujourd'hui bloqués dans l'une des régions les plus militarisées au monde.
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Le Nigérian Enyinnaya Loveday et l'entraîneur-adjoint écossais du Real Cachemire Jimmy Lindsay dans un hôtel le 11 avril, pendant le confinement.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Cachemire indien, région à majorité musulmane disputée avec le Pakistan depuis sept décennies et en proie à une longue insurrection séparatiste, vit sous une chape de plomb sécuritaire. Une situation tendue désormais accentuée par une réglementation drastique pour lutter contre le coronavirus.

"C'est la première fois que je suis confronté à une telle situation", résume Aaron Katebe, défenseur central de 28 ans, confiné dans un hôtel avec plusieurs autres membres de l'équipe. "Je suis en contact avec ma femme et mes parents. Le réseau internet est faible ici, c'est difficile de communiquer avec eux, mais j'arrive à les joindre par téléphone", poursuit l'ancien international zambien.

Pour tenter d'oublier la tension et tromper l'ennui, comme les neuf autres joueurs étrangers de l'équipe, il passe son temps dans la salle de musculation de l'hôtel où ils sont hébergés, et devant une console de jeux. "Je n'ai pas peur, car je crois en Dieu, j'ai confiance dans le fait que tout ira bien", assure-t-il, aux côtés du Nigérian Loveday Okechukwu et des Ivoiriens Armand Bazie et Gnohere Krizo.

Exclu du monde connecté

Leur entraîneur, l'Écossais David Robertson, son épouse et son fils Mason, qui fait lui aussi partie de l'équipe du Real Cachemire, prennent également leur mal en patience dans ce même hôtel.

"Nous espérons pouvoir trouver un vol pour le Penjab la semaine prochaine, on croise les doigts et on va pouvoir bientôt rallier Aberdeen sains et saufs", espère David Robertson. Le technicien, qui dirige le Real Cachemire depuis 2017, est impatient de retourner en Grande-Bretagne où sa mère se bat contre un cancer.

"Je suis en contact permanent avec ma mère et mon père, mais le réseau internet n'est pas très bon ici. Appeler par Facetime ou faire des appels vidéo est très difficile, on doit se contenter de simples appels vocaux, c'est frustrant", regrette l'ancien international écossais. Le Cachemire indien est en effet exclu du monde connecté depuis début août.

Cette restriction est une des mesures draconiennes mises en place par New Delhi pour éviter tout soulèvement contre la révocation de force du statut d'autonomie de cette région contestataire.

"Cela a été difficile avec les coupures d'internet et d'électricité. Mais je m'y suis habitué et notre saison était bonne", rappelle David Robertson qui, a conduit son équipe à la 3e place du Championnat d'Inde en 2018-2019.

AFP/VNA/CVN
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