05/07/2019 16:51
"Mon record est foutu, c'est sûr!" La prophétie, à moitié plaisanterie seulement, vient de Mike Powell, détenteur du record du monde du saut en longueur (8,95m) depuis le mythique duel des Mondiaux de Tokyo face à Carl Lewis en 1991, il y a près de 28 ans.
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Le Cubain Juan Miguel Echevarria lors du concours de la longueur au meeting Ligue de diamant de Stockholm, le 30 mai. 
Photo: AFP/VNA/CVN

"Pour Echevarria ça va venir sauf s'il se blesse, c'est certain. Je sais ce que je vois. Je le vois sauter, il s'amuse, il aime ça. C'est un bon gamin. Ça va venir", répète l'Américain.

Jeune talent de l'athlétisme mondial, le Cubain Juan Miguel Echevarria est promis au record du monde du saut en longueur depuis un bond affolant en 2018. Un plateau de très haut niveau peut le pousser très loin dès vendredi 5 juillet au meeting de Ligue de diamant de Lausanne (Suisse).

Comme tout le monde, Mike Powell avait été estomaqué par le saut de Juan Miguel Echevarria mesuré à 8,83m à Stockholm en 2018, malheureusement non homologué en raison d'un vent légèrement trop favorable (2,1 mètre par seconde, contre 2 m/s autorisé).

"Quand un sauteur passe 8,60m, il obtient mon attention. Mais quand il le fait plusieurs fois, ok, là ça devient sérieux. Il faut répéter ce genre de saut pour le faire parfaitement. Si tu es capable de faire 8,60m, alors tu es capable de sauter 9m grâce à un très beau saut", assure le double champion du monde (1991 et 1993).

Avec un record officiel à 8,68m à seulement 20 ans, Echevarria a plus que l'attention de Mike Powell et semble avoir encore une importante marge de progression.

"J'adore faire le show" 

Le Cubain n'a cependant pas encore brillé en 2019, malgré un saut à 8,92m beaucoup trop venté (3,3 m/s) début mars. Il n'avait pas trouvé ses marques sous la pluie de Stockholm en mai (8,12m, 2e) avant deux victoires sans frisson à Rabat (8,34m) puis Ostrava (8,32m).

Le Sud-Africain Luvo Manyonga lors du concours de saut en longueur au meeting Ligue de diamant de Birmingham, le 18 août 2018.
Photo: AFP/VNA/CVN

À Lausanne, au bord du lac Léman, la concurrence sera là pour le pousser dans ses retranchements: le champion olympique sud-africain Luvo Manyonga est de retour après une blessure à une cheville.

Le plateau est complété par l'Américain Will Claye, médaillé olympique en triple saut mais aussi en longueur, auteur avec 18,14m de la 3e performance mondiale de tous les temps au triple saut samedi 30 juin à Long Beach (Californie).

De quoi promettre du spectacle dans le bac à sable, une constante avec l'expressif Echevarria.

"J'adore faire le show mais ça vient naturellement, je ne force pas, je suis comme ça", explique-t-il, derrière ses lunettes aux grands verres fumés, brillant de toute part avec piercing, chaîne en or, bracelet en or, dent en or et montre en or. Un look ultra stylé qui correspond bien à sa façon de sauter.

"L'athlétisme, c'est toute ma vie, ce que j'aime faire le plus. J'aime quand je donne du plaisir aux gens", indique l'enfant de Camagüey (Centre de Cuba).

"Mon rêve? Ce sont les 9 mètres bien sûr. Que l'on se souvienne de moi comme l'un des meilleurs athlètes, pour ce que j'ai accompli".

Record mis à part, Echevarria, champion du monde en salle 2018, chasse cette saison son premier titre majeur en plein air aux Mondiaux de Doha (27 septembre - 6 octobre).

AFP/VNA/CVN

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