08/06/2018 16:32
Le Qatari Abderrahaman Samba, déjà vainqueur des étapes de Doha et de Rome, a confirmé qu'il était le nouveau phénomène du 400 m haies en remportant en 47 sec 60 l'épreuve d'Oslo, devançant nettement jeudi soir 7 juin le champion du monde norvégien Karsen Warholm (48.22).
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Le Qatari Abderrahaman Samba (droite) remporte le 400 m haies de la Ligue de diamant d'Oslo, le 7 juin.
Photo: AFP/VNA/CVN 

Septième et loin de ce duo, le Français Mamadou Kasse Hann, qui s'était imposé mardi 5 juin sous la pluie de Turku, en Finlande, a réalisé 49 sec 50.

Sa compatriote Floria Gueï, 8e et dernière du 400 m dames, a pourtant avec une marge d'un centième (51.84) atteint le niveau de performance requis (NPR/51.85) pour les Championnats d'Europe de Berlin (7 au 12 août)

La fluidité de Samba, d'origine mauritanienne, a émergé dans la dernière ligne droite alors que Warholm a terminé en piochant. À 22 ans, Samba court sur les traces de la référence des haies basses, l'Américain Edwin Moses, le champion aux 122 victoires consécutives.

Pour se rapprocher désormais de la barrière des 47 secondes, le Qatari a affiché une grande régularité lors des ses trois sorties 2018: 47 sec 57 à Doha le 4 mai, 47 sec 48 à Rome le 31 mai et donc 47 sec 60 à Oslo, sur le terrain de son principal rival.

Sans MPM

Malgré le beau temps et une température douce (24 degrés à 20h00), le meeting d'Oslo, 5e étape de la Ligue de diamant, n'a pas généré de meilleure performance mondiale (MPM).

Pourtant, le Lituanien Andrius Gudzius a approché de près sa marque mondiale saisonnière (69,13 m) en projetant le disque à 69,04 m au 3e essai (et encore 69,00 m au cinquième). Pourtant, la triple sauteuse colombienne Caterine Ibargüen a atterri à 14,89 m, mieux que la MPM de l'Américaine Tori Franklin (14,84), mais avec un vent trop généreux (+2,5 m/s), avant d'échouer à un centimètre (14,83 m) à sa 5e tentative.

Comme Gudzius, plusieurs concurrents ont confirmé leurs titres mondiaux de Londres-2017. Ainsi le Turc Ramil Guliyev, malgré un bandage à une cuisse, a gagné le 200 m (19.90). Le Qatari Mutaz Essa Barshim a dominé la hauteur (2,36 m) dès lors qu'il a enfilé ses lunettes de soleil après un échec à 2,30 m puis à 2,33 m. Et, comme d'habitude, la Sud-Africaine controversée Caster Semenya, athlète hyper-androgène, a dominé le 800 m (1:57.25).

Choc

Le champion du monde néo-zélandais Tomas Walsh a pour sa part remporté le choc des hommes forts en lançant le poids à 22,29 m, huit centimèttres de mieux que le champion olympique américain Ryan Crouser (22,21 m). L'Américain Darrell Hill, troisième, a terminé à plus d'un mètre (21,20 m).

Or aux Mondiaux de Londres sur 1.500 m, le Kényan Elijah Manangoi a gagné en clôture de réunion dans un chrono sans relief (3:56.95) le +mile de rêve+, qui fait écho aux innombrables records du monde de demi-fond battus sur la piste du Bislett.

Pour renouer avec cette période bénie, et en projection des Jeux de Tokyo-2020, le junior norvégien Jakob Ingebrigtsen, 17 ans, a signé un chrono de 3 min 36 sec 03 sur 1.500 m.

Le 100 m dames est revenu à l'Ivoirienne Murielle Ahouré (10.91), d'un souffle devant Dina Asher-Smith, qui a amélioré le record de Grande-Bretagne (10.92).

Les perchistes grecques Katerina Stefanidi, championne olympique et du monde en titre, et cubaine Yarisley Silva, championne du monde 2015, étaient dans un mauvais soir, incapables l'une et l'autre de franchir leur barre d'entrée à 4,41 m. Et ainsi l'Américaine Sandi Morris a gagné le concours sans problème avec 4,81 m.

AFP/VNA/CVN
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