26/01/2019 16:18
"Ils ne sont pas euphoriques, ils sont juste très bons". La déclaration est signée Benoît Costil, gardien de Bordeaux, qui va aller défier Strasbourg deux fois en trois jours, samedi 26 janvier en L1 (20h00) et mercredi 30 janvier en Coupe de la Ligue.
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Les Strasbourgeois restent sur un score fleuve en Ligue 1 à Monaco, avec notamment un but d'Ibrahima Sissoko (N°18), le 19 janvier.
Photo: AFP/VNA/CVN

Le RCSA, 5e de L1, ne peut plus se cacher derrière le petit club qui a redécouvert le haut-niveau en 2017. Avant de perdre (2-0) mercredi 23 janvier à Paris en 16e de finale de la Coupe de France, avec une équipe très remaniée, le Racing restait sur six succès consécutifs.

Et non des moindres: à Marseille (1-1, 4 t.a.b à 2) et Lyon (2-1) en Coupe de la Ligue, et en L1 contre Nice (2-0), à Toulouse (2-1) et surtout à Monaco, qui a reçu une raclée mémorable le week-end dernier (5-1)!

"On va presque y aller en outsider" avance même Costil. +Outsider+: le mot est lâché. Comme un transfert d'ambitions entre Bordeaux, prétendant à l'Europe chaque année et Strasbourg, club historique en quête de légitimité parmi l'élite, qu'il n'a retrouvée que la saison dernière.

Après des années de disette, un dépôt de bilan en 2011 et une rétrogradation en 5e division, l'opération réhabilitation du Racing semble bel et bien achevée. "Oui, on ne peut plus se cacher, on le sait. On est chiant à jouer", admet Dimitri Lienard, dernier rescapé avec l'Alsacien Jérémy Grimm de l'équipe qui était encore en National il y a trois ans.

"On va être plus attendu et analysé par nos adversaires, c'est à nous de brouiller les pistes et de travailler sur d'autres choses pour être encore plus imprévisible", expose Adrien Thomasson, l'un des buteurs à Monaco il y a une semaine.

Le RCSA version 2018-19, c'est un recrutement réussi (Sels, Mitrovic, Carole, Thomasson, Mothiba, Sissoko, Ajorque, Koné), des jeunes qui étonnent (Caci, Zohi, Fofana) et une ossature qui confirme (Lala, Lienard, Martin, Martinez Da Costa, Goncalvès).

Le gardien de Strasbourg, Matz Sels, face au PSG en Coupe de France au Parc des Princes, le 23 janvier.
Photo: AFP/VNA/CVN

"La cinquième place, c'est pas pour nous" 

Avec 32 points en 21 matches, soit quinze d'avance sur le barragiste et une différence de buts confortable (+12), le maintien est déjà à portée de crampons avant même le printemps pour Strasbourg, qui n'a perdu que 2 de ses 14 derniers matches de L1.

Une ombre au tableau est toutefois apparue avec la blessure à Louis-II du milieu de terrain Jonas Martin (cheville gauche) dont l'indisponibilité est estimée à au moins deux mois. "Une tuile" pour l'entraîneur Thierry Laurey, très contrarié.

Le technicien alsacien va aussi devoir éviter que l’excès de confiance gagne son effectif: "Notre intention est de cloisonner tout ça parce que c'est assez important pour nous de garder un objectif bien précis", a-t-il prévenu.

"La cinquième place, c'est pas pour nous, on est très lucide sur nos qualités. On sait que plusieurs équipes vont nous passer devant d'ici la fin", a répondu Thomasson.

Et Dimitri Lienard de mettre en garde: "J'avais dit en rigolant qu'on était en +mode PSG en ce moment+, mais on n'est pas le PSG ! Paris maîtrise son sujet, nous on ne contrôle rien. À tout moment, on peut se casser la gueule si on baisse le pied. c’est clair et net".
AFP/VNA/CVN

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