24/02/2019 16:37
Rolland Courbis ne veut pas être "un clown ou un guignol venu faire l'intéressant". Ca tombe bien, Caen espère plutôt profiter de la grande expérience de son nouveau conseiller, rompu aux missions difficiles, pour se maintenir en Ligue 1.
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Rolland Courbis, assistant de l'entraîneur de Caen Fabien Mercadal, en conférence de presse au stade Michel-d'Ornano, le 22 février.
Photo: AFP/VNA/CVN

Dès dimanche 24 février (15h00), les Normands sauront si l'effet de l'arrivée médiatisée de l'ancien entraîneur à la réputation de grande gueule se prolongera sur le terrain, à Toulouse, un autre mal classé qui n'a plus gagné à domicile en Ligue 1 depuis fin août.

Sans titre bien défini, mais dans un rôle de conseiller/mentor auprès de Fabien Mercadal, dont c'est la première saison en L1, Courbis, 800 matches pro sur le banc, n'a pas caché la difficulté de la tâche.

Caen, avant-dernier, est "une équipe qui a perdu confiance, qui joue aujourd'hui en dessous de ses possibilités", a diagnostiqué vendredi 22 février l'ancien coach de Marseille, Montpellier et Rennes, entre autres.

Présent à D'Ornano dimanche dernier 17 février, il n'a pas été rassuré par le match contre Strasbourg, malgré le premier point pris par Malherbe en 2019 (0-0).

"On a eu la confirmation que la moitié des joueurs, voire un peu plus que la moitié, ne sont pas en ce moment à leur niveau (...) Il y a certains joueurs que je regarde, je me demande si ce sont les mêmes que j'ai pu connaître", a-t-il commenté avec son franc-parler.

Le mal est profond et s'est étendu au staff, "logiquement fatigué (et) qui a pris quelques bosses sur la tête, selon lui. Je ne suis pas plus compétent qu'eux, mais (je suis) plus frais qu'eux".

Joueurs "revigorés"

La réussite de cette mission dépendra principalement de sa cohabitation avec Mercadal. Un attelage qui n'aura rien à voir avec celui de sa "pige" de cinq mois à Rennes en 2016 quand, arrivé comme conseiller du président René Ruello pour aider Philippe Montanier, il avait fini par remplacer quelques jours plus tard le technicien qui n'avait jamais accepté une forme de mise sous tutelle.

L'entraîneur de Caen Fabien Mercadal en conférence de presse au stade Michel-d'Ornano, le 22 février. Photo: AFP/VNA/CVN

Cette fois, Courbis a été bien accueilli par Mercadal, et à l'entendre, leur fonctionnement est des plus simples: "Je l'écoute attentivement et je rajoute à ce que j'entends des choses qui me paraissent intéressantes, voire indispensables".

Des conseils qui pourront toucher tout les domaines: tactique, technique, entraînement... L'ancien coach du Paris FC a apprécié les premiers jours de travail et même senti ses joueurs "revigorés parce qu'il y a un nouvel oeil, un nouveau discours".

Mais "quand il y a un changement d'entraîneur de manière classique, ça dure quinze jours la plupart du temps. Là, on va tenter de faire en sorte que ça perdure et que ça nous aide jusqu'à la fin de saison", a-t-il ajouté.

"Avec le calendrier qui est le nôtre, le maintien se fera dans les trois dernières journées, peut-être même à la dernière journée et peut-être même dans le dernier quart d'heure de la dernière journée", a d'ailleurs prophétisé Courbis, qui a dû cocher les dates de la réception de Dijon (34e journée) ou du déplacement à Guingamp (35e j.).

Et après ? "Je suis ouvert à tout, a simplement glissé Courbis. Si à la suite d'un maintien on veut continuer avec le même duo, le même staff (...) je dirai pourquoi pas, mais je peux pas dire ça aujourd'hui", a-t-il conclu. Il y a d'abord un maintien à aller chercher.

AFP/VNA/CVN

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