29/01/2020 16:05
Trois enfants sont morts mardi 28 janvier et un autre a été blessé dans la chute d'une roquette près d'une école au sud de Tripoli, la capitale libyenne, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 12 janvier, a indiqué le ministère de la Santé.

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Un policier libyen inspecte une voiture après la chute d'une roquette près de l'aéroport de Mitiga, à Tripoli, le 24 août 2019. Photo : AFP/VNA/CVN

Deux enfants âgées de 10 et 12 ans ont été tués sur le coup, tandis qu'un autre, 9 ans, a succombé à ses blessures peu après son arrivée à l'hôpital, selon le porte-parole du ministère, Amin al-Hachimi.

D'après des journalistes de l'AFP sur place, le projectile s'est abattu au milieu d'une rue jouxtant une école dans le quartier d'al-Hadhba al-Badri, à une dizaine de kilomètres au sud du centre-ville.

Une deuxième roquette a frappé de plein fouet une maison proche, sans faire de victime, selon les mêmes sources.

Les forces loyales au Gouvernement d'union (GNA) reconnu par l'ONU et basé à Tripoli ont accusé les troupes du maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de l'Est libyen, d'être derrière l'attaque.

Les forces pro-Haftar mènent depuis avril dernier une offensive pour s'emparer de la capitale Tripoli. Selon l'ONU, les combats ont fait au moins 287 morts et 369 blessés parmi les civils.

Les pro-GNA avaient annoncé plus tôt mardi 28 janvier avoir abattu un "drone émirati" des forces du maréchal Haftar dans l'Ouest du pays.

La Mission des Nations unies en Libye (Manul) avait regretté dimanche 26 janvier la poursuite des "violations flagrantes" de l'embargo sur les armes en Libye --objet d'une résolution de l'ONU en 2011-- malgré des engagements pris par plusieurs pays impliqués dans ce pays lors d'une récente conférence internationale à Berlin.

Les forces du GNA ont indiqué sur leur page Facebook que leur "défense anti-aérienne" avait abattu le drone alors qu'il survolait une zone sous leur contrôle à l'est de Misrata, à 200 km à l'est de Tripoli.

Elles ont publié des images des débris du drone identifié par des experts comme étant un Wing Loong, de fabrication chinoise.

Selon des analystes, le maréchal Haftar s'est procuré des drones Wing Loong auprès de son grand allié, les Émirats arabes unis.

Depuis le début de son offensive contre Tripoli, les pro-Haftar ont pris un avantage aérien grâce à ces drones et leurs tirs de précision.

En face, le GNA s'est tourné vers Ankara, qui soutient ouvertement ses forces, pour s'équiper de drones turcs moins sophistiqués de type Bayraktar, dont plusieurs ont été abattus par ses rivaux.

Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 12 janvier à l'initiative de la Turquie et de la Russie, mais les deux camp s'accusent mutuellement de violations.

Dimanche 26 janvier, ils ont fait état de combats à Abou Grein, à 130 km à l'ouest de Syrte, ville passée le 6 janvier sous contrôle des pro-Haftar qui tentent de pousser en direction de Misrata, d'où sont originaires la plupart des forces du GNA.


AFP/VNA/CVN

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