17/12/2019 11:52
Des consultations parlementaires lundi 16 décembre au Liban pour permettre d'avancer vers la formation d'un gouvernement ont de nouveau été repoussées, provoquant une nouvelle soirée d'affrontements entre les forces de l'ordre et des manifestants, après les dizaines de blessés du week-end.
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Une photo fournie par l'Agence de photo libanaise Dalati et Nohra montrant le Premier ministre libanais Saad Hariri annonçant sa démission le 29 octobre, à Beyrouth.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Liban vit depuis deux mois au rythme d'un mouvement de contestation inédit contre l'ensemble de la classe dirigeante, ayant entraîné la démission dès le 29 octobre du Premier ministre Saad Hariri.

Le président Michel "Aoun a répondu au souhait du Premier ministre Hariri de reporter les consultations parlementaires" à jeudi 19 décembre, a écrit la présidence dans un tweet lundi matin 16 décembre.

Ces consultations, prévues par la Constitution, avaient été fixées dans un premier temps au 9 décembre, après plusieurs semaines de tergiversations ayant attisé la colère des manifestants. Puis elles avaient été reportées d'une semaine.

L'une des raisons du report est la réticence de certains blocs politiques, notamment les deux principales formations chrétiennes au pouvoir, à reconduire M. Hariri.

Dans un communiqué publié par son bureau de presse, M. Hariri a imputé le nouveau report à une volonté d'éviter le scénario de sa "désignation sans la participation d'un bloc chrétien de poids" au gouvernement.

Dans la soirée, des dizaines de jeunes partisans des deux principaux partis chiites ont tenté d'attaquer le camp des manifestants antigouvernementaux dans le centre de Beyrouth, ont rapporté les télévisions. Sur les images, on les voyait jeter des pierres sur la police, laquelle a répliqué par des gaz lacrymogènes.

Les contestataires réclament inlassablement un cabinet composé exclusivement de technocrates et de personnalités indépendantes des partis traditionnels chapeautés par des chefs communautaires. Ils refusent aussi la reconduction de M. Hariri à son poste et quelques dizaines d'entre eux s'étaient rassemblés lundi 16 décembre en début de soirée près de son domicile.

Dimanche déjà, une soirée de violences près du Parlement avait obligé la Croix-Rouge libanaise à soigner 45 personnes sur place et hospitaliser "28 personnes", selon son directeur Georges Kettané, interrogé par l'AFP.

Les forces de sécurité intérieure (FSI) ont indiqué dans un communiqué que 29 policiers avaient été blessés durant les affrontements et l'armée a déploré des "actes de vandalisme et d'atteintes aux propriétés privées et publiques".

Samedi soir également, des dizaines de personnes avaient été blessées à Beyrouth, les forces de sécurité ayant fait usage de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc.

Ces violences sont parmi les plus significatives depuis le début du mouvement de contestation.

La ministre de l'Intérieur, Raya al-Hassan, a reconnu lundi 16 décembre des "erreurs" et appelé à une "enquête".
 
AFP/VNA/CVN

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