21/05/2016 10:32
À l’approche de la saison d’admission, le ministère de l’Éducation et de la Formation, ainsi que les universités ont présenté conjointement leur plan de réglementation pour l’examen national. Des nouvelles capitales pour les futurs candidats.
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Des candidats déposant en août 2015 leurs dossiers à l’Université de l’économie nationale. Photo : Quy Trung/VNA/CVN

Le ministère de l’Éducation et de la Formation a récemment promulgué le Projet de la réglementation d’admission des universités et des écoles supérieures de 2016. Nouvel élément phare : la sélection des étudiants à partir des résultats obtenus au lycée sera non seulement appliquée par les écoles privées mais aussi par celles publiques. Ces dernières pourront profiter de cette nouvelle disposition pour attirer plus de lycéens, une nouvelle qui inquiète cependant les dirigeants des institutions privées.

Plusieurs universités publiques ont déjà publié les détails de leur concours d’admission pour cette année, faisant la part belle à une sélection via les livrets scolaires. Par exemple, l’Université de sylviculture à Hanoi a annoncé que pour intégrer son cursus, les candidats devront soit présenter d’excellents résultats tout au long de leurs années au lycée, soit réussir l’examen national de fin d’études secondaires. Il est précisé que les notes obtenues pendant les études secondaires dans des branches optionnelles, comme la musique ou le dessin, seront prises en compte pour l’examen national.

L’université a notifié que les candidats choisis par l’évaluation des résultats scolaires ne dépas-seront pas 40% de l’effectif total des étudiants reçus au concours.

Des craintes pour maintenir le niveau

La sélection des candidats via les livrets scolaires inquiète les recteurs des universités privées. Ces derniers craignent des dérives et des triches, mettant dès lors en péril le niveau et la qualité des futurs diplômes.

«Si les professeurs corrigent des données dans le relevé de notes, il faudra sanctionner strictement ces cas de violation pour assurer la transparence dans l’éducation et la formation», affirme Nguyên Tu Lâp, proviseur du lycée de Soc Son à Hanoi.

«Je suis inquiète du niveau actuel des étudiants. En 2015, environ 20 universités d’élite ont admis des candidats ayant atteint 20 points sur 30, pour trois disciplines. Avec un tel seuil, les étudiants vietnamiens rencontreront de la difficulté, selon moi, à concurrencer leurs homologues étrangers», partage Dang Ung Vân, directeur de l’Université de Hoa Binh.

Il ajoute que «l’Université de médecine de Hanoi a préservé son niveau d’exigence en recrutant seulement des candidats ayant obtenus entre 27 et 28 points. En dépit d’une grande demande en personnel médical, cette université, reconnue comme l’une des premières écoles d’excellence au Vietnam, réussit à stabiliser la qualité de ses étudiants».

Selon des directeurs des établissements universitaires privés, leurs écoles devront faire face bientôt à une pénurie de candidats et devront trouver de nouvelles pistes pour se différencier. D’après le directeur Dang Ung Vân, son établissement s’efforce d’améliorer la qualité de la formation mais aussi des conditions matérielles, et développer la coopération avec le tissu économique pour faire face à la concurrence avec les écoles publiques.

Récemment, l’Université de Hoa Binh a ouvert un nouveau département dédié aux secteurs financier et bancaire. Après les trois ans du cursus, les étudiants pourront effectuer un stage d’un an dans une banque partenaire. De plus, la direction a tissé des liens avec de nombreuses entreprises pour favoriser le recrutement des futurs diplômés. 

Alliance des meilleures universités publiques

La conférence de presse sur le projet d'admission indépendant du groupe GX a eu lieu le 7 avril, à l'Université polytechnique de Hanoi. Photo : CTV/CVN

Une récente annonce vient ajouter une nouvelle pression sur les institutions universitaires privées. Une conférence de presse a eu lieu le 7 avril dernier à Hanoi pour présenter le projet d’admission indépendant du système national d’un groupe d’universités publiques d’élite baptisé GX. Ce dernier comprend l’Université polytechnique de Hanoi, l’Université de l’économie nationale, mais aussi celles de la construction, des communications et transports, de médecine et du commerce, l’École supérieure de commerce extérieur, l’Académie de banque et l’Institut de technologies des postes et des télécommunications à Hanoi.

Concrètement, le groupe GX décidera des conditions d’entrée en se basant sur les points de l’examen national de fin d’études secondaires. Les dix écoles utiliseront ensemble un seul logiciel pour regrouper les informations et les données liées au concours. Elles appliqueront les mêmes critères et méthodes pour décrypter et utiliser les résultats de l’examen. Pour la première étape, les candidats auront droit de postuler pour quatre universités GX au maximum. Des responsables de ce groupe ont affirmé que cette manière de sélection augmentera les chances d’être reçu au concours.

Le ministère de l’Éducation et de la Formation a reçu aussi le projet similaire de l’Université de Dà Nang. Des dirigeants du secteur sont en train de l’examiner et de le perfectionner. Ce projet sera appliqué seulement aux écoles rattachées à cette université. D’après Doàn Quang Vinh, directeur adjoint de l’établissement, ce plan n’apporterait que des avantages aux étudiants.

Ngoc Yên/CVN
 
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